Pour l’opposition, l’année s’ouvre sur une seule et incontournable question : celle de sa restructuration, certains diraient de sa recomposition, d’autres de son dépassement ! Mais, quel
que soit le terme que l’on retienne, la problématique reste la même : le vide qui s’est créé à la gauche de Nicolas Sarkozy sera-t-il occupé par une force concurrente et fédérée ou bien la
balkanisation, partisane et idéologique sera-t-elle toujours la règle ? Malgré la perspective d’élections régionales favorables, la réponse ne va pas de soi.D’abord, en prenant acte une fois pour toutes de la mort des courants. Tous ceux qui s’étaient constitués après le Congrès de Reims, le plus souvent pour de mauvaises raisons, ont pour les mêmes mauvaises raisons, explosé. Qui peut dire aujourd’hui où se trouve la majorité et plus encore l’axe de cette majorité? L’après-Régionales devrait donc être l’occasion d’une recomposition interne sur la seule base de la compétence, du talent et de la détermination à contribuer à la rénovation de la Gauche.
Ensuite, en préparant dès aujourd’hui le lancement d’Assises de l’alternative qui, à l’instar des Assises du socialisme de 1974 jetteraient les bases d’une vraie refondation associée non pas aux appareils, mais à tous ceux, syndicalistes, militants, écologistes ou démocrates, communistes, simples citoyens, qui souhaiteraient y participer. Du PS pourrait et devrait sortir alors une force neuve prête à affronter la bataille de 2012.
Là se trouve l’enjeu de l’année qui vient. Il ne pourra être pris véritablement à bras le corps qu’au lendemain des Régionales. Et le résultat de celles-ci déterminera pour partie la façon dont nous pourrons l’aborder. Il y faudra aussi et surtout une volonté. C’est celle-ci que j’appelle, puisque le moment s’y prête, de mes vœux...
Gaëtan Gorce