Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 13:45

Pourquoi restez-vous un soutien indéfectible à Ségolène Royal ?

Pour trois raisons. D'abord je pense que la fidélité est importante en politique. Je l'ai été envers François Mitterrand et je n'ai jamais changé d'attitude. Je le suis avec Ségolène Royal et je ne changerai pas. Ensuite, elle montre, à travers toutes les attaques qu'elle subit, une force hors du commun. C'est une « femme debout » comme on lui a dit aux Antilles, une qualité importante pour importante pour prétendre aux plus hautes fonctions. Enfin, comme on l'a vu sur la taxe carbone, j'estime qu'elle voit un peu plus loin et va plus vite que les autres.

Pourquoi a-t-elle rejeté l'offre de rejoindre le bureau national ?

Au bureau national, elle n'aurait pris la parole que de temps en temps. Elle a préféré proposer la candidature de Kamel Chibli, jeune élu de l'Ariège. C'était un signal fort de renouvellement si Martine Aubry l'avait accepté.

Vous avez dit récemment que « le PS va conquérir toutes les régions y compris la Corse » aux élections régionales...

Je sais que ça a surpris plus d'une personne. Les sondages donnent les présidents socialistes gagnants, parfois largement. Je constate qu'ils ont une vraie popularité. Elle va au-delà du PS et de la gauche. Cela se vérifie dans la région, où Michel Vauzelle est connu et apprécié des habitants. Les perspectives ne sont pas sombres pour nous, même si rien n'est joué.

Le rassemblement prôné par le PS semble mal parti ?

Partout en France, la position du PS est la même : rassembler au 1er tour.

Propos recueillis par Philippe Faner
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 10:44
INVITATION
Ségolène Royal

vous invite
à l'Université populaire participative
"Souffrance au travail, salariés bridés,
chômage explosif :
les salariès peuvent-ils encore croire en la valeur travail ?"

 

Le mercredi 28 octobre 2009
à 18h30


A la Mairie du 4eme arrondissement
  2, place Baudoyer - 75004 Paris

Chères amies, chers amis,

Drame des suicides à France Telecom, au Technocentre Renault de Guyancourt ou chez les éleveurs de la filière lait ; records d'accidents du travail (2000 chaque jour en France) ; intensification des tâches ; extension sans limite de l'intérim contraint et des contrats à durée déterminée ; précarisation des jeunes, des femmes, des salariés de plus de 50 ans et maintenant de tous ceux qui pensaient bénéficier d'une salutaire stabilité ; angoisse du chômage de longue durée ; stagnation des salaires pour 90% des salariés (+4% entre 1998 et 2006) et hausses parfois vertigineuses pour une minorité d'hyper-privilégiés. La question est plus que jamais à l'ordre du jour : les salariés peuvent-ils encore croire à la valeur travail ?

Soyons-en sûr : au-delà de l'amnésie volontairement entretenue par ceux qui y ont intérêt, la crise financière, économique, sociale que nous endurons est peut-être d'abord une crise du travail. Lorsque la pression des actionnaires impose aux entreprises des contraintes de rentabilité toujours plus fortes, lorsque des millions de familles n'arrivent plus à vivre des efforts qu'elles consentent au travail, lorsque les marchés domestiques ne sont plus alimentés que par le surendettement de salariés mal-payés, l'explosion est une question de temps.

Notre université sera l'occasion de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. Mais aussi de réfléchir aux moyens de faire mieux et autrement. Des chefs d'entreprise seront présents et réaffirmeront la profonde proximité qui existe entre performance durable de l'entreprise, bonne rémunération des salariés et développement de conditions de travail harmonieuses Elle sera précédée par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c'est d'abord le vôtre.

Amitiés sincères,

Ségolène Royal


PROGRAMME

Ouverture par Ségolène Royal

Interventions de :

Michel Gollac, sociologue du travail, Centre de recherche en économie et statistique (CREST)

Ivan du Roy, journaliste, auteur de « Orange stressé »

Paul Moreira, journaliste, auteur de « Travailler à en mourir »

Yves Perrot, chef d'entreprise, Président du Centre des jeunes dirigeants Paris

Et de responsables syndicaux

Clôture par Gaétan Gorce, Député de la Nièvre, Maire de la Charité-sur-Loire

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 09:34
Ségolène Royal à bâtons rompus avec Laurent Delahousse après le sujet sur sa vie politique et son ambition

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 12:02

Nouveau coup de théâtre au conseil général, hier matin. La droite, qui espérait faire la preuve de sa majorité en demandant la convocation d’une séance extraordinaire, a été prise à son propre jeu. C’est finalement la gauche qui a repris la main. Le vote portait sur la question prétexte du remplacement du siège laissé vacant à la commission permanente par Marie-José Cayzac.L’élue battue par l’UMP Philippe Métézeau à la cantonale partielle d’Argenteuil-Est le mois dernier avait permis à la droite de reprendre la majorité d’un siège. 

 

En début de séance, l’UVO (Union pour le Val-d’Oise, groupe composé des élus et non inscrits) croyait dur comme fer à son coup politique. « Je vous invite à reprendre contact avec la réalité, demandait au président Didier Arnal le chef de file de l’UVO, Arnaud Bazin (non inscrit). Nous allons vous ramener sur le plancher des vaches. » « On verra bien que l’UVO existe », avait prédit Philippe Métézeau.

« Robert Daviot est désormais socialiste »

Mais hier, c’est finalement Robert Daviot qui a fait faire un grand huit à la droite. Le conseiller général (non inscrit) de Domont a en effet choisi de s’abstenir ! L’UVO s’est ainsi retrouvée à 19 élus face aux 19 élus de gauche. Le président socialiste et sa voix prépondérante faisant la différence, la séance a été aussitôt levée.

Dans la foulée, après que certains élus de droite eurent dit ce qu’ils pensaient à Robert Daviot (lire en encadré) , l’UVO s’est fendue d’un communiqué d’exclusion de l’élu de Domont. « Cette décision (NDLR : son abstention) , prise contre ses engagements écrits et sans explication, place définitivement M. Daviot en dehors du groupe UVO », est-il clairement indiqué. « On prend acte. Robert Daviot est désormais socialiste, ajoute Arnaud Bazin.

Il y a une majorité de gauche au conseil général. Je suis très inquiet pour l’avenir du département dont les finances se portent mal. » Pour un renversement de majorité, Arnaud Bazin donne désormais rendez-vous aux prochaines cantonales… de 2011.

source : Le Parisien
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 18:21


"La France nouvelle"



"Il existe une France qui n'hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l'école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n'oppose pas la liberté et l'égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l'adresse une marque d'infamie. Une France qui n'accepte plus le regard que les médias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu'on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l'infini le superflu et l'accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s'entraide, s'écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu'ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu'ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.

Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d'abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu'elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l'Appel des Quartiers dont Cités d'Avenir est aujourd'hui le prolongement.

Oui, nous sommes fiers d'être à ses côtés de jeunes élus fils d'ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l'immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération... jusqu'à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.

Ségolène Royal a proposé que l'un d'entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l'espoir et l'envie d'avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d'arrière-salle et des calculs d'appareil. Il n'y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.

Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s'intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d'untel ou la mise à l'écart d'un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d'analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d'un petit monde très parisien.

Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n'y étaient pas. Blessés qu'on préfère s'intéresser à quelques absents plutôt qu'à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu'une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l'éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d'avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n'en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n'est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n'est pas être populiste, c'est redonner à la République son centre de gravité.

Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d'Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d'associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.

Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n'en peuvent plus et n'en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l'impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.

Beaucoup, aujourd'hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu'ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l'avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu'ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d'empêchement et oublieux de son devoir d'impulsion.

Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d'une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d'anticiper, d'accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s'opposer mais de proposer et d'ouvrir à la France un avenir partagé.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n'hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français.

2012, c'est demain. Et ça commence aujourd'hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l'action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d'autre chose que d'aller de l'avant et de tenir parole."

Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet."
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 16:13

Il est de bon ton pour certains de noircir du papier ou des pages web avec des articles comptabilisants les pertes et les gains de Ségolène Royal en matière de soutien. C'est le jeu de l'année et puis au moins cela suscite des réactions des internanutes.

Malheureusement, toute cette démarche qui semble "à charge" occulte le travail de fond et le revirement du Parti Socialiste et de sa direction actuelle par rapport à son attitude en novembre dernier à Reims ou rappellons le, la direction actuelle alors en motion A, C, D a combattu le texte qu'elle applique maintenant, ce qui est savoureux !

En effet, les idées "nouvelles" du PS viennent directement de celles exprimées dans la contribution "combattre et proposer" (avant la motion pour le congrès) portée par Ségolène Royal et devenue motion E portée par le courant Espoir à Gauche que Ségolène Royal animait avec Gérard Collomb.

Martine Aubry et son staff ont posé aux militants des questions (consultation militante du 1er octobre) issues directement des textes et idées de la motion défendue par Ségolène Royal telles que : parité, diversité, cumul des mandats, primaires ouvertes, fonctionnement du PS, etc..

Et pas plus tard que samedi 10 octobre Martine Aubry elle même a dit devant la convention du PS pour les régionales, qu'au 2ème tour des régionales il faudra faire un rassemblement avec les démocrates (Modem) si besoin pour battre la droite.

Tous ces thèmes sont présentés et défendus par Ségolène Royal depuis un long moment.

Ce qui est essentiel, c'est le fond et non de savoir si Peillon fait un pied de nez à Royal qui fait une grimace à Mignard.

La victoire idéologique de Ségolène Royal est indéniable et d'ailleurs certains de ses adversaires internes au PS avouent à demi-mot faire "du Ségolène".

Tout ce petit monde qui veut prouver qu'il existe sans elle et qui veut séduire Martine Aubry, reviendra le jour J à l'heure H auprès d'elle......c'est écrit.

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 13:23

La presse se fait l’écho, depuis plusieurs semaines, de rumeurs concernant mes relations avec Ségolène Royal. Pire, ces informations, mais le mot est bien noble, sont reprises en boucle d’organe de presse en organe de presse, de Libération au Point, de l’Express au Canard Enchaîné, sans parler du « buzz » ainsi créé volontairement sur internet : c’est insupportable, sans compter que c’est le cas pour l’article de M. Revault d’Allonnes  dans Libération, ou le Canard Enchaine, ou l’Express, on ne prend même pas contact avec moi. Un tel a dit que, qui a dit que et qui a vu que….

Oui, il était prévu que je me rende en Afrique les 18 et 19 septembre derniers, et l’avais fait savoir à Ségolène Royal, puisque cela coïncidait avec la fête de la fraternité de Montpellier. Ce déplacement a été repoussé au dernier moment, et Ségolène Royal ne pouvait le savoir lorsqu’elle a prononcé, à Montpellier, des mots amicaux à mon endroit : elle n’a donc pas menti.

Non, je n’ai pas reçu de texto de la part de Ségolène Royal me demandant de ne pas venir à la fête de la fraternité, et je demande  au Canard enchaîné un droit de réponse sur ce point, qui figure dans les "minimares" de son dernier numéro, daté du 14 octobre 2009, faute de quoi je saisirai le juge. Ségolène Royal n’a donc pas menti.

Non je n’ai pas cherché à dissuader Ségolène Royal de venir à la réunion de militants socialistes parisiens du 28 septembre, mais je lui ai au contraire dit qu’elle serait la bienvenue dans une réunion d’Espoir à Gauche, qu’elle était chez elle parmi ces militants auxquels j’allais expliquer que les propositions de réforme du Parti Socialiste soumis au vote des militants le 1er octobre dernier étaient pour la plus part issues des propositions portées par… Ségolène Royal, et nous tous, dans la motion que nous avions présentée au congrès de Reims.

Donc assez de ces petites purulences dans le traitement de l’information. Mes positions politiques sont connues et lorsqu’elles peuvent diverger sur tel aspect avec Ségolène Royal je ne charge pas tel journaliste d’être mon porte parole ou un voisin de table  d’arbitrer sur une amitié qui ne fait pas défaut sur l’essentiel. Ou alors j’écris ce que j’ai à dire. Ou je vérifie les propos prêtés.

Pour le reste je m’efforce d’être et de rester un homme libre.

Jean-Pierre Mignard

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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 16:59

Sur Le Post, l'ami de 20 ans de Royal lâche ce qu'il a sur le coeur: ses divergences avec elle, avec Hadjez, son nouveau rapport avec Peillon...

Quels rapports Jean-Pierre Mignard entretient-il vraiment avec Ségolène Royal actuellement? Depuis la rentrée, l'avocat et l'ami de 20 ans de la socialiste semble s'éloigner de plus en plus de la présidente de Poitou-Charentes, sans rompre totalement avec elle.

  Certains anciens soutiens ont déjà pris leur distance avec Royal. Mais que Jean-Pierre Mignard se montre désormais moins proche -depuis qu'il a perdu la présidence de Désirs d'avenir, le 3 septembre dernier- en a surpris plus d'un. Pour une simple et bonne raison: Jean-Pierre Mignard a toujours été un fidèle parmi les fidèles.

Son absence à la fête de la Fraternité organisée à Montpellier, le 19 septembre, a d'ailleurs été très remarquée. Le Nouvel Observateur et Le Figaro rapportent la même histoire: l'ex-candidate à la présidentielle aurait justifié son absence, en expliquant qu'il était retenu par des obligations professionnelles, à Libreville, au Gabon. En fait, il a expliqué à ses amis qu'il était à Paris, à son bureau, en train de préparer le dossier Clearstream...
Comme un symbole, Jean-Pierre Mignard a d'ailleurs participé au dîner des "déçus" de Royal, qui a eu lieu le soir de la fête de la Fraternité, à Paris.
Mais après une période trouble, Jean-Pierre Mignard semble vouloir calmer le jeu. En témoigne sa présence lors de l'enregistrement du Grand Jury RTL-Le Figaro dimanche dernier, où Ségolène Royal était invitée.


Quel rapport entretenez-vous désormais avec Ségolène Royal?

"Comme je l'ai déjà dit, je suis autonome politiquement et fidèle en amitié avec elle. Je demeure toujours proche de bien des positions qu'elle a défendues. Je reste reconnaissant du rôle de défricheuse qui est le sien. Par ailleurs, je suis animateur du courant 'L'Espoir à gauche' [le courant qui l'avait soutenue au congrès de Reims, dirigé par Vincent Peillon, ndlr] et je souhaite qu'elle nous y rejoigne. Enfin, je suis aussi membre de Désirs d'avenir."

Vous avez bien des divergences avec elle...

"Oui, j'ai une divergence avec elle. C'est une appréciation politique. Je pense qu'à l'avenir, elle ne doit pas s'enfermer dans son statut de candidate à la présidentielle, qui risque de l'isoler. En restant enfermée dans ce statut, elle s'isole comme ont pu le faire avant elle Rocard et Chévènement. Il sera bien le temps de dire au moment venu, si elle est candidate. C'est un débat que j'ai avec elle depuis plusieurs mois et je l'ai toujours. Je pense au contraire qu'elle doit sortir de la prison de ce statut pour participer à tous les projets de rénovation. Compte-tenu de son histoire, elle n'a aucun risque de se faire oublier. Qu'elle reste sereine..."

Selon Le Point, vous auriez des rapports plus que compliqués avec le compagnon de Ségolène Royal, André Hadjez. L'hebdo affirme que vous le fuyez depuis qu'il est au côté de Royal et vous auriez même refusé de dîner avec le couple à la fin de l'été. Est-ce vrai?

"Je ne connais pas André Hadjez donc je ne veux pas qu'on me fâche avec quelqu'un que je ne connais pas. Nous avons d'ailleurs décidé de nous rencontrer. Tout cela est lié à des maladresses de comportement, dont Ségolène Royal a une part de responsabilité. Mais nous avons aussi une part de responsabilité. Les excès d'autorité et de fermeté de Ségolène Royal sont liés à nos excès de timidité et à notre manque de courage. Mais le temps de la réconciliation est venu..."

Une réconciliation qui semble difficile puisque plusieurs personnes qui la soutenaient ont déjà quitté le bateau Royal?

"Justement, il est temps de construire un nouveau bateau, qui pourrait s'appeler "Oublier Reims". Un bateau qui quitterait le mauvais port du congrès car je pense que les courants et les lignes issus de ce congrès sont désormais obsolètes. Il faut donc se rassembler avec tous les autres socialistes, qui pensent la même chose, issus des autres courants, dans une grande convergence pour dépasser le PS et lancer une nouvelle dynamique. Il faut refonder une nouvelle vie politique autour d'un nouveau PS."

À quelles personnalités du PS pensez-vous?

François Rebsamen, à Jean-Louis Bianco, à Gilles Savary notamment, mais aussi à Manuel Valls, à Pierre Moscovici, à Gérard Collomb ou à Arnaud Montebourg. L'idée n'est pas de leur demander de nous rejoindre mais que nos chemins respectifs se rejoignent. Dans ce mouvement, Ségolène Royal a une place insigne."

Est-ce vrai qu'elle vous en a voulu d'avoir participé à la réunion marseillaise de "L'Espoir à gauche", y voyant un soutien apporté à Peillon et Rebsamen, qu'elle considère comme "des félons", selon Le Point?

"Non. Je pensais seulement qu'elle devait être présente à cette réunion. Il faut qu'elle s'ouvre au courant 'L'espoir à gauche'. Elle y aurait d'ailleurs été magnifiquement accueillie."

Mais les relations semblent compliquées entre elle et Vincent Peillon...

"Tout est soluble... Il suffit de faire des efforts. Vincent Peillon est prêt à faire l'effort, d'autant qu'il n'est plus candidat pour 2012 et n'est donc plus un concurrent pour elle."

Certains ont affirmé que Vincent Peillon avait repris le courant "L'Espoir à gauche", au service de ses ambitions personnelles...

"Vincent Peillon n'a pas pris le courant. Il le pilote car Ségolène Royal n'y est pas venue. Mais des gens comme Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Najat Belkacem ou moi y jouons un grand rôle. Il faut rassembler tout le monde. Ségolène doit maintenant mettre la main à la pâte dans ce courant, à égalité avec tous."

Tous les ponts sont-ils rompus entre elle et Dominique Besnehard, l'agent des stars qui la soutenait depuis la présidentielle?

"Ce qui s'est passé avec lui est injuste à son endroit. Mais c'est une femme de coeur et elle réparera cette injustice car c'est un merveilleux ami."

N'est-ce pas trop tard? Il dit qu'il ne veut plus la voir?

"Elle doit se réconciler avec lui et elle verra qu'il n'a pas d'hostilité à son égard. Il a eu des sentiments affectueux envers elle, qui ont été mal interprétés."

Ségolène Royal a-t-elle menti, en justifiant votre absence lors de la fête de la Fraternité organisée à Montpellier, comme l'affirme Libération?

"Pas du tout! Elle ne pouvait pas savoir que mon voyage au Gabon avait été annulé à la dernière minute. D'ailleurs, elle avait insisté pour que je sois présent à cette fête."

Avez-vous empêché Ségolène Royal de participer à une réunion parisienne de Désirs d'avenir, le 29 septembre, comme l'affirme Libération?

"C'est encore faux... D'ailleurs, ce n'était pas une réunion de Désirs d'avenir mais du courant 'L'Espoir à gauche'. Contrairement à ce qui a été écrit, je lui ai dit qu'elle serait la bienvenue. Cela m'aurait fait plaisir qu'elle vienne. Cela aurait été une bonne surprise."

Source : Le Post
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 09:52

La leader socialiste au Grand Jury RTL a surtout dénoncé la République du vide comme si la surconcentration du pouvoir entraînait une désaffection généralisée.

La prolifération de la politique politicienne tiendrait-elle actuellement à un scepticisme face à toute mesure qui ne proviendrait pas de l'Elysée ?

Ségolène Royal a cherché à démontrer :

1) que les problèmes quotidiens sont immenses et sans solution pratique à ce jour,

2) que la fatalité de l'échec et celle de la politique unique n'existent pas,

3) que l'ambiance changera lorsque le calendrier placera la présidentielle en priorité.

Elle a tenté de développer ces trois volets dans une ambiance délicate comme si la politique consistait désormais à parler des responsables politiques sans parler des politiques susceptibles d'être mises en oeuvre.

Elle a refusé de s'enfermer dans les tactiques politiciennes au cours d'une prestation de qualité montrant, si besoin était, qu'elle occupe un créneau spécifique d'une gauche solidaire et respectueuse de principes dont les valeurs familiales et d'ordre.

 

Source : Expriméo

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 09:29

Ni Dominique Bussereau ni Chantal Jouanno, les deux membres du gouvernement pressentis, n'ont envie de ferrailler contre Ségolène Royal.

Comment, quand on est membre du gouvernement, éviter que Nicolas Sarkozy ne vous demande de partir à la bataille contre Ségolène Royal en Poitou-Charentes ? Les secrétaires d'Etat aux Transports et à l'Ecologie, Dominique Bussereau et Chantal Jouanno, pourraient écrire un manuel en la matière. Bien sûr, tous deux assurent qu'ils se rangeront à « la décision du président ». Mais s'ils peuvent passer à travers...…

Pour mener cette bataille symbolique - la région n'est pas jugée gagnable - l'Elysée ne se satisfait pas du chef de file déjà choisi par les militants UMP : Henri de Richemont, leader de la droite au conseil régional. « Ségolène Royal est au-delà du débat politique. Elle fait la une des magazines people et les gens l'arrêtent dans la rue pour avoir un autographe », soupire un élu UMP du cru.

Les regards se sont d'abord portés vers Dominique Bussereau, … qui n'a aucune envie de fragiliser sa position au Conseil général de Charente-Maritime, dont il a acquis la présidence de justesse en 2008. Du coup, le secrétaire d'Etat aux Transports, et le sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin, font ouvertement campagne pour Chantal Jouanno, elle-même peu enthousiaste. Les deux hommes vantent le profil de cette femme de quarante ans, « plus jeune que Ségolène Royal »,ex-directrice de cabinet du préfet de la région et qui « s'y connaît en écologie », thème cher à l'élue socialiste. Récemment, ils ont enrichi leur offre : trois circonscriptions, au choix, lui sont proposées (en Charente, dans les Deux-Sèvres ou dans la Vienne) si elle veut ensuite tenter sa chance aux législatives de 2012.

Partie de ping-pong

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie espérait couper court en annonçant, fin août, « être candidate dans les Hauts-de-Seine ». Mais elle s'est fait tancer, en Conseil des ministres, par Nicolas Sarkozy, peu disposé à lui faire une place dans ce département, où les postulants UMP se bousculent déjà. La parachuter en Poitou-Charentes permettrait au président de régler deux problèmes à la fois : c'est la principale faiblesse dans les tentatives d'évitement de Chantal Jouanno. Mais cette dernière peut encore souligner qu'elle s'est déjà attelée à la conception du projet régional de l'UMP pour l'Ile-de-France.

La partie de ping-pong se poursuit entre les deux secrétaires d'Etat. A la direction de l'UMP, on a le tournis. Et à Poitiers, Henri de Richemont s'impatiente. Eventuellement prêt à laisser la première place, il demande une chose : « Qu'on arrête les tergiversations ! »

Source : Les Echos

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