Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 21:21

C’est pour tenter de revenir au calme que Ségolène Royal m’a confié, avec Jean-Louis Bianco et Najat Belkacem une mission qui n’est en aucun cas d’exclusion. Il s’agit, au contraire, de recréer les bases d’un véritable dialogue avec tous ceux qui veulent contribuer, depuis le congrès de Reims, autour d’elle et avec d’autres, à la rénovation du Parti socialiste. Je me considère donc, d’abord, comme un médiateur et comme un modérateur, ce qui convient au contexte et à mon tempérament.

Il convient désormais de cesser les prises de position publiques pour réfléchir sereinement à ce qui s'est passé ce week-end et en tirer calmement et sans tapage les différentes conséquences politiques. Certaines concerneront l'Espoir à Gauche. D'autres doivent concerner, plus globalement, la question de l'organisation de notre parti et plus précisément celle des courants.

Cette tension au sein d'une sensibilité est une nouvelle fois la démonstration de ce que la formule des courants n'est manifestement plus adaptée à la vie du Parti socialiste. Martine Aubry ne peut l'ignorer: le mouvement de transformation qu'elle a repris à son compte à La Rochelle doit s'accélérer dès après les Régionales. La mise en place de Primaires, pour autant nécessaire qu'elle soit, ne saurait en effet suffire. D'autres pas tout aussi significatifs devront être accomplis pour permettre une complète rénovation. L'urgence sera de retirer aux courants, dans leur forme actuelle, toute influence sur la désignation de nos instances et de nos candidats, avant d'organiser leur disparition afin que le débat à l'intérieur du PS puisse s'engager dans un cadre totalement renouvelé, démocratique, et qui laisse d'abord la parole aux militants et non pas à ceux qui prétendent dans l'intervalle des congrès les représenter.

C'est à titre personnel naturellement que je formule cette proposition. Chacun conviendra cependant que je reste dans la continuité de ce que j'ai toujours défendu, en dénonçant le rôle nocif que jouent dans le parti une balkanisation croissante et l'esprit de clan. Là seulement réside la perspective d'une véritable modernisation de notre parti qui, sans cela, ne pourra que revivre les évènements du même type que ceux qui se sont produits ce week-end et dont d'autres avaient déjà donné l'illustration malheureusement par le passé.

Ce que nous vivons aujourd'hui, ce sont bien les derniers soubresauts du congrès de Reims qui n'aura permis de rien clarifier. La lutte pour le pouvoir y avait imposé sa loi. Elle avait donné lieu à la constitution de coalitions le plus souvent sans âme et sans projet qui se sont vite déchirées une fois ce rendez-vous passé. L'Espoir à Gauche avait réussi seul à résister malgré le départ de plusieurs de ses premiers animateurs, parce que l'unissait une volonté sincère de rénover. C'est celle-ci qu'il nous faut préserver tout en sachant que Reims n'a peut être pas fini de produire ses funestes effets.

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 16:22

Suite aux derniers évènements au sein du courant l’Espoir à gauche, j’ai cosigné le communiqué suivant :

"Nous avons accepté la mission que nous a confiée Ségolène Royal au sein d’Espoir à Gauche dans le seul souci de préserver, autant qu’il est encore possible, les idées qui nous ont rassemblés et tous les militants qui veulent contribuer à la rénovation du Parti Socialiste et de la Gauche. Personne n’est évidemment exclu de cette démarche.

Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce, Najat Vallaud-Belkacem"

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 15:33

«Occupe-toi de tes régionales !» Intéressante, cette injonction de Vincent Peillon à l’encontre de Ségolène Royal, sur Europe 1 hier matin. Qu’il faille s’occuper des régionales est une évidence, et le monde politique «s’en occupe» effectivement. Merci pour le rappel. Mais retenons la familiarité du ton, qui est incontestablement le signe d’un trouble. Puis, «je vais me taire après avoir parlé» et quelques minutes plus tard «si elle ne s’arrête pas, je continuerai». De quoi cette incohérence est-elle la signature ? N’en doutons pas, le professeur de philosophie, autant que le député européen, sera sensible à cette interrogation.

Mardi soir, sur France 2, Martine Aubry parlait de «bisbilles» et disait ne rien comprendre. Hier, elle en appelle à la «fraternité» dans un clin d’œil au mot fétiche de Ségolène Royal. Manuel Valls et Pierre Moscovici entonnent en chœur l’antienne «ça n’intéresse pas les Français». Manuel Valls trouve la «querelle ridicule, pathétique et déplacée», avant d’admettre dans un sursaut de lucidité qu’«il est frappé par la violence des mots». Si la présence de Ségolène Royal à Dijon n’est peut-être pas en soi un événement, ou n’aurait pas dû le devenir, la séquence déclenchée par cette présence, elle, est extrêmement significative. Ce qui frappe en effet, ce sont les stratégies de riposte qu’induisent les interventions de Ségolène Royal dans le débat politique. Soit on minimise («ça n’intéresse pas les Français»), soit on disqualifie («esbroufe médiatique», selon les termes de Vincent Peillon). Evidemment, ça ne trompe personne : les guéguerres et les questions de personne font partie du jeu politique. Et «l’esbroufe médiatique», ou, en d’autres mots, la stratégie de communication, est aussi partie intégrante du jeu politique.

Renverser la vapeur.

La question qu’on peut se poser est : qu’est-ce qui fait qu’une intervention est prise au sérieux, c’est-à-dire interprétée positivement, valorisée, reconnue - au sens fort du terme -, ou que cette même intervention est ridiculisée et traitée avec mépris ? La même question se pose sur les conflits de personne, où certains sont considérés comme lourds d’enjeux tandis que d’autres seront présentés comme des querelles enfantines. Qui confère le droit de considérer des débats de personnes comme lourds d’enjeux ou non ?

Malgré sa longue expérience, Ségolène Royal continue d’être traitée par ses pairs comme une intruse, une mouche que ses opposants voudraient chasser du nez de leur visage par un geste de la main («Occupe-toi de tes régionales !») ou qu’ils essaient de supporter stoïquement («Je préfère m’occuper de ce qui intéresse les Français.») C’est un fait récurrent de son épopée politique et c’est précisément ce qui fait événement. L’expérience montre que Ségolène Royal résiste aux tentatives en disqualification et arrive même à «renverser» la vapeur : ce que d’aucuns appellent sa stratégie de victimisation n’est rien d’autre que sa capacité à… disqualifier la machine à disqualifier. Encore faudrait-il qu’elle ne s’y mette pas, elle aussi, comme pourraient le laisser craindre ses propos d’hier en parlant de Vincent Peillon : «J’ai cru entendre [Frédéric] Lefebvre.» Elle a l’art de transformer les flèches qui lui sont destinées en boomerang. Elle a l’art de rebondir. Cet art ne se manifeste que parce que ses initiatives résonnent dans l’opinion. Cette façon de retourner le procès en disqualification à son avantage est assurément son mystère et sa force. S’il y a de la magie dans les parcours politiques, la magie du parcours de Ségolène Royal se loge là.

Fragiles.

Si le Parti socialiste trouvait - à son tour - la façon de tourner à son avantage la présence de Ségolène Royal dans ses rangs, il renouerait avec une dynamique collective porteuse de sens. Ne pas le faire et continuer à vivre sur cette analogie de la mouche sur le nez qu’on veut soit chasser, soit supporter (en attendant qu’elle s’en aille), ne permet pas de progresser en répondant de son histoire. Et Ségolène Royal fait évidemment partie de l’histoire du PS, même si c’est insupportable pour beaucoup de socialistes qui font aussi partie de cette histoire. Elle n’est pas increvable et il se peut que ses opposants en viennent à bout. Si le PS choisit de concentrer ses forces sur l’opposition à Ségolène Royal (et l’indifférence n’est pas une option), il se peut qu’il réussisse, mais je crains que ce ne soit au prix de son existence même, et d’un appauvrissement effrayant de l’espace public.

L’espace public est fragile, les organisations collectives sont fragiles, et le PS l’est aussi. Vivant en démocratie, on a parfois tendance à sous-estimer ces fragilités, à croire qu’on peut déverser nos frustrations en toute impunité. Il n’en est rien. L’espace public, cet «espace qui est entre nous», pour reprendre les mots de Hannah Arendt- a besoin d’être construit, entretenu, soigné, traité comme un bien commun. Par les hommes et les femmes politiques et par chacun d’entre nous. Le mépris est un poison pour la politique. La haine aussi. Notre voyeurisme aussi. Les mises à mort, que ce soit sur un croc de boucher ou autrement, tuent l’espace public, plus sûrement que quoi que ce soit d’autre.

Source : Libération

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 11:55

À : florence augier


Réponse de la part de Ségolène Royal

Chère Florence,

Je t'apporte tous mes encouragements et je souhaite que ton bon travail et ta loyauté à mon égard ne soit pas une raison pour t'écarter de la liste ! 
 
Ce serait un comble ! 

Tu as tout mon soutien. 

Amitiés

Ségolène

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 09:52
Vous avez décidé mardi de confier la direction de votre courant Espoir à gauche à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce pour «apaiser» la situation... On est loin d'un apaisement ce mercredi...

Il y a une réaction totalement disproportionnée et isolée de Vincent Peillon. Je ne veux pas que le courant que j’anime et qui m’a portée soit géré de façon archaïque et pour m'éliminer. Pour moi, un courant ce n’est pas un enjeu de pouvoir, c’est un lieu fraternel où on travaille. J’ai le devoir de remettre de la sérénité et de la démocratie. J’ai donc confié l’organisation du mouvement à Jean-Louis Bianco et à tous ceux qui le veulent.

En écartant Vincent Peillon?

Pas du tout. Tout le monde sera invité. Vous savez, ce ne sont pas des moments agréables. En politique, il y a des agressions verbales et des manques de loyauté qu’on ne peut pas accepter.


62% des Français estiment que le Parti socialiste ne va «ni mieux ni moins bien» qu’il y a un an, après le Congrès de Reims. Est-ce que vous prenez votre part de responsabilité dans cette situation?

Non, je ne suis pas à la direction du parti. Il y en a aujourd’hui une qui a la responsabilité de rénover et de faire avancer le projet. Moi, je suis une militante parmi d’autres et je suis présidente de région. C’est vrai que si j’avais été à la tête du parti, je l’aurai dirigé autrement. J’aurais rénové sans tarder, le dispositif des primaires serait déjà mis en application et j’aurais ouvert le parti à des adhérents à très bas prix.

C'est pour cela que vous avez refusé d’intégrer la direction du parti, comme vous l'a proposé Martine Aubry?

La où je suis, je suis efficace à ma façon. Chaque fois que le PS a besoin de moi, je suis là. Ce n'est pas la peine d’accepter des choses artificielles.

Les socialistes se plaignent souvent que l'on ne parle que des querelles internes. Quelles sont les propositions politiques que vous entendez porter au sein du parti?

J’ai fait beaucoup de choses en région Poitou-Charentes qui ont été déclinées sur le plan national, et d’autres qui pourraient l’être. J’ai conditionné les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser et de licencier lorsque les entreprises font des bénéfices. Toutes les entreprises qui ont des aides de la région ont signé cet engagement. Dans le domaine de l’écologie, nous avons créé le crédit gratuit énergie verte, l'interdiction des OGM, le véhicule électrique, le train roulant avec du biocarburant, les filières de construction bois, le premier lycée d'Europe entièrement énergies renouvelables.

Vous vous êtes pourtant prononcée contre la taxe carbone...

La croissance verte est un levier positif, ça ne doit pas être une voie d’action punitive. C’est dans le domaine de l'écologie qu’il y a le plus de création d’entreprises.

Les Verts ont décidé de faire cavaliers au 1er tour des régionales en Poitou-Charentes. Un coup dur?

J’aurais préféré des listes communes. Les gens ne comprennent pas qu’on ait été ensemble en 2004, qu’on ait fait tout ce travail et que l’on parte de façon séparée pour 2010.

Et avec le MoDem?

Je prône un rassemblement, j’ai toujours pensé qu’il y a de bonnes idées à prendre dans tous les mouvements qui veulent une alternance. Il faut respecter les identités de chacun mais organiser les convergences.

Vous entendez participer aux primaires du PS pour 2012. Mais vous y mettez des conditions?

Si les règles sont claires et transparentes, il y a aucune raison de remettre en cause ces bonnes intentions. C’est un élément clé de la rénovation du parti parce qu’il reprendra pied dans la société au lieu de se renfermer sur une base militante de plus en plus restreinte.

Vous évoquez les moyens de rénover le parti mais sans vraiment y prendre part. Pourquoi êtes-vous toujours en marge?

Peut-être parce que je suis en avance sur certains sujets. Certaines choses que j’ai dites ont été au départ contestées, notamment lorsque j’ai dit qu'il ne fallait pas laisser la nation et le drapeau tricolore à la droite. Maintenant, le Parti socialiste reconnaît que c'est un des éléments à reconquérir dans le débat.

Etes-vous candidate pour 2012?

Je n'en suis pas là. Je vois que l'on me désigne comme présidentiable mais c’est à moi de maîtriser le calendrier. Je n'ai fait aucune déclaration de candidature pour l’instant.

source : 20 minutes
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 00:11
"Quand j'ai entendu les propos qui ont été tenus [Peillon a lancé sèchement à Royal 'Arrête-toi Ségolène! Occupe-toi de tes régionales', ce mercredi matin sur Europe 1, ndlr], j'ai cru entendre M. Lefebvre plutôt qu'un compagnon du Parti socialiste."

"Je suis très déçue, parce que je crois que la politique c'est une question de confiance et de respect."

"J'espère que ces propos seront regrettés parce que je pense que, quand on tient des propos comme ça, on se fait plus de mal à soi-même, même si on cherche à faire du mal aux autres."

"Je ne vais pas répondre et surenchérir sur cela (...) ce n'est pas ma façon de faire de la politique."


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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 16:19
L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce, de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 14:37
Depuis vendredi 13 novembre Vincent Peillon se déchaine dans les médias en tenant des propos injurieux à l'endroit de Ségolène Royal qui selon l'interessé n'a rien à faire dans le courant l'espoir à gauche auquel elle serait étrangère.

Cette furia médiatique qui abasourdi les militants du PS est des plus disproportionnée par rapport aux enjeux que la gauche en général et le parti socialiste en particluier doivent relever.

Vincent Peillon, comme piqué au vif se pensait le gardien du temple et qu'il pouvait ainsi diriger le courant EAG, à sa guise,  et parfois contre l'avis de très nombreux militants, pour la plupart à la fois membre de Désirs d'avenir et d'EAG.

- Comment oser dire et prétendre que Ségolène Royal n'est pour rien dans la création de ce courant ?
- Comment oser croire que l'on peut ici où là écarter des militants et élus car ils sont trop proches de Ségolène Royal ?
- Comment dire que Ségolène n'était pas là à la constitution du courant l'espoir à gauche alors même qu'elle était à Beleem pour une importante réunion ?

- Qui a porté la contribution "combattre et proposer" si ce n'est Ségolène Royal ?
- Qui a débattu, contribué à la rédaction de cette contribution si ce ne sont de très nombreux militants de Désirs d'avenir conjointement avec les militants du PS ?
- Qui a porté au congrès la motion E "Espoir à gauche, fiers d'être socialistes"  et en a fait la 1ère motion avec plus de 29% des voix des militants du PS ?
- Qui a obtenu 50% et peut-être un peu plus au vote du poste de premier secrétaire ?
- Qui, en cas de victoire promettait le poste de 1er secrétaire par délégation à Vincent Peillon ?

Certainement pas Monsieur Peillon mais c'est bien Ségolène Royal qui  n'est donc en rien étrangère à cet essor puisqu'elle en est à l'origine. Longtemps Vincent Peillon a été son second au sein de EAG à la satisfaction de tous.

Pour se rafraichir la mémoire, une première vidéo sur une intervention de Vincent Peillon le 31 janvier 2009 à l'assemblée constitutive de la création de l'espoir à gauche, lisant la lettre de Ségolène Royal


Vincent Peillon lit la lettre de Ségolène Royal, ce Samedi 31 janvier lors de la
Réunion Nationale "l'Espoir à Gauche"
(cadres nationaux et fédéraux, secrétaires de sections, élus).

Une seconde vidéo où l'on constate que Vincent Peillon vantait Ségolène Royal





La place de Ségolène Royal est d'être au sein de l'organisation qu'elle a porté au succès, il est vraiment dommage que Vincent Peillon ne l'ait pas compris.

Fraternité
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 09:52
Les électeurs du Parti socialiste, et plus généralement de la Gauche, peuvent être confiants. Le parti qui devrait être à la source du rassemblement de l’opposition est en marche vers sa rénovation. Dans de nombreuses fédérations du PS l’heure est au programme. Demandez-le !

A dose de représentation paritaire homme-femme, d’équilibre territorial ou entre les courants, le PS constitue ses listes départementales pour les prochaines régionales. Les téléphones chauffent. Les coups bas aussi. Les permutations dans les noms devant figurer sur les listes font sourire aujourd’hui ceux qui pleureront demain de ne plus être en position éligible. La rénovation, on vous dit !

Le coup de gueule de Vincent Peillon à qui Ségolène aurait voulu voler la vedette, à Dijon, n’est ainsi que l’arbre qui cache la forêt. Ils sont nombreux aujourd’hui ceux que l’on cherche à évincer. Ici, une secrétaire de section. Là un (e) élu (e) que l’on ne veut pas reconduire. Ailleurs, un militant (e) d’expérience à qui l’on préfère un directeur de cabinet d’une collectivité locale. Ou encore, une adjointe au maire, épouse d’un élu, lui même directeur de cabinet d’une collectivité locale, préférée à une militante. La liste n’est pas limitative. Mais elle donne à croire que toutes les légitimités pour être candidat (e) ne sont pas égales. C’est vrai, mais c’est mieux lorsque la clarté prime !

Vincent Peillon devrait ainsi nous expliquer pourquoi l’ex-candidate à l’élection présidentielle était chez elle à Marseille, mais pas à Dijon. S’il l’avait accueilli les bras ouverts, samedi, le contexte aurait été différent. Mais Vincent Peillon avait prévenu : « les présidentiables n’étaient pas attendus ». L’inspiratrice de l’Espoir à Gauche qui a rassemblé 29% des militants sur sa motion lors du congrès de Reims n’était donc pas désirée chez elle. On ne pouvait mieux dire qui était visé par cette interdiction, puisque l’on ne voit pas pourquoi l’un (e) ou l’autre des chefs de file des autres motions, tous présidentiable potentiel (le), serait venu (e) à Dijon ! Vincent Peillon, héritier de feu le « Nouveau parti socialiste » (NPS), sait décidément utiliser les bonnes vieilles recettes !

Que les autres motions du PS ne sourient pas de cette situation.  L’ambiance est du même tonneau chez elles. Déjà les dents grincent là où les listes sont constituées en catimini, dans des impromptus téléphoniques, au sein des cabinets de maire, président d’agglomération, de conseils, généraux ou régionaux.. Ne souriez pas, on pense pour vous ! Dans ses règles internes le PS devrait aussi interdire le cumul d’un mandat avec un emploi lié à une institution politique qu’il gouverne. Les militants dits « de base » seraient certainement tout à fait d’accord. Ce serait un antidote à la prolifération de « pratiques apparatchiks ».

Electeurs ayez confiance. Le PS mène sa rénovation, laissant ses militants déboussolés, ceux-là même qui payent leur cotisation, militent sur leur temps de loisirs, souffrent de la politique gouvernementale, et désespèrent de ceux qui leur donnent « du camarade » lorsqu’ils condescendent à les consulter ! Comment croire que les électeurs dans leur ensemble sont dupes de ces jeux d’appareil ?

Le PS est effectivement un vieux parti, sclérosé par ses batailles internes. Surtout en période électorale. Mais le vent de la rénovation lui sera imposé par ceux qui veulent le changement, à Gauche et au delà, et qui rappelleront leur responsabilité à ses dirigeants d’aujourd’hui. Car ils n’ont pas l’exclusivité de l’avenir !

PATRICK LEMOINE
(qui ne demande rien !)

 

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 23:45

PARIS (AFP) - Eclatée à Dijon samedi, la querelle a tourné mardi soir au bras de fer entre Ségolène Royal, la présidente PS de Poitou-Charentes, et Vincent Peillon qu'elle a écarté de l'animation de son courant, alors que son ex-lieutenant a répliqué: "nous n'allons pas nous laisser congédier".

Sur Canal +, Ségolène Royal a annoncé mardi soir avoir confié l'"animation" de son courant "Espoir à gauche", le principal courant du PS, aux députés Jean-Louis Bianco et Gaëtan Gorce, ainsi qu'à sa porte-parole, Najat Belkacem, adjointe au maire de Lyon.

Fureur de M. Peillon, interrogé par l'AFP: "Nous n'allons pas nous laisser congédier. C'est d'ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants".

Vincent Peillon a convié mardi soir à dîner les membres de son courant qui font partie du Bureau national du PS, issu d'un vote des militants qui "représentent la légitimité".

Il va proposer au courant d'organiser "un vote très rapidement pour réaffirmer la légitimité" de la direction actuelle et "sortir de l'esbrouffe médiatique permanente" de Mme Royal.

"Elle n'est pas ministre de l'Intérieur. Nous ne sommes pas ses domestiques. Nous résultons d'un vote des militants", a assuré également l'eurodéputé.

"Hier, c'était le vote des militants et aujourd'hui, c'est +je nomme trois personnes+", a-t-il ironisé, avant de conclure: "vis-à-vis des Français, c'est inconvenant".

Mme Royal a expliqué avoir pris ses décisions avec son "équipe", en l'occurrence son conseil politique, réuni à la mi-journée. "Un courant au PS, ça rassemble tous les militants qui ont voté pour un candidat au poste de premier secrétaire", a-t-elle expliqué. Qui est le chef ? "Justement. J'ai été candidate au poste de premier secrétaire. J'ai délégué à une équipe l'organisation, l'animation de ce courant parce que je ne peux pas tout faire", a-t-elle fait valoir. "Petit à petit, il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s'est concentré sur une seule personne. C'est-à-dire qu'on est revenu au fonctionnement archaïque des courants, ce que j'ai toujours détesté", a-t-elle affirmé.

"Deuxièmement, d'ici là, j'ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d'animer le courant, avec bien sûr tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible", a-t-elle poursuivi.

Membre du trio promu, Mme Belkacem a approuvé la position de Mme Royal, soulignant quelle avait marqué "sa volonté de revenir à la place qui est la sienne et a toujours été la sienne".

Pour elle, sa venue à Dijon n'était "pas un coup d'épée dans l'eau, mais une volonté profonde d'être avec les siens, puisque dans le fond les militants qui composent ce courant ont d'abord été des soutiens de Ségolène Royal".

Un an après le délétère Congrès de Reims, la querelle entre Royal et Peillon pour le leadership du courant a éclaté au grand jour samedi à Dijon où Mme Royal s'est invitée aux rencontres du rassemblement "social, écologique et démocrate" organisées par M. Peillon.

Ironie du sort, Royal et Peillon livraient combat commun au sein du même courant "Espoir à gauche" à Reims et l'eurodéputé était le bras armé de la présidente de Poitou-Charentes qui voulait la direction du parti. La motion qui soutenait Ségolène Royal avait obtenu près de 30% des suffrages des militants.

Le courant est représenté dans la direction du PS, proportionnellement à ce résultat.

Depuis février, les rapports étaient distendus avec l'eurodéputé qui s'est imposé au fil des mois comme l'animateur du courant, prenant plusieurs initiatives, comme le rassemblement inédit des écologistes "démocrates", le MoDem et communistes, à Marseille fin août.

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