Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 13:09

Depuis la réunion de Dijon d'abord convoquée par l'Espoir à Gauche, devenue bizarrement réunion de "Le Rassemblement" chacun sait qu'une petite partie des dirigeants de l'espoir à gauche dont Vincent Peillon a tourné le dos à la motion E "l'espoir à gauche fiers d'être socialiste" et à sa personnalité principale, Ségolène Royal., celle qui à permis à Peillon  de sortir par le haut de ses chicaneries avec Arnaud de Montebourg et d'autres au sein du NPS.

Cette motion, devenue courant, a attiré un grand nombre de militants pour la justesse de l'analyse et des propositions qu'elle contient, l'un des points le plus important se rapporte aux alliances. Sur ce sujet, "Le Rassemblement" se déclare "social, écologique et démocrate" mais étonnement les discussions sont entamées seulement avec le Modem (qui avait bien besoin de cela pour que l'on parle de lui, la pub est gratuite), les écologistes (sans qu'on sache si ce sont les verts ou Europe écologie qui sont partie prenantes dans les discussions) et une partie d'une partie du PS (une partie de la motion E qui pèse environ 30% du PS) et c'est tout.

La motion E propose une stratégie claire et cohérente d’alliances consistant d'abord à fédérer la gauche, dans la fidélité à la stratégie d’Épinay, et ensuite à attirer les démocrates. Vincent Peillon et son entourage ont mis la charrue avant les bœufs puisqu’ils veulent d'abord attirer les démocrates qui soit dit en passant sont pour la plupart de droite sans pour autant soutenir l'UMP.

Alors évidemment les nombreux militants du PS signataires de la motion E ne s'y retrouvent pas :

- Pas de respect de celle sans qui rien n'aurait existé

- Pas de respect des textes mêmes de la motion

- Pas de respect des militants à qui Vincent Peillon n'a rien demandé, lui qui se dit  partisan de la démocratie participative.

Le summum est à venir puisque le 23 janvier la prochaine réunion du Rassemblement se déroulera à huis clos puisque cette rencontre sera un colloque, ou la présence de militants n’est pas souhaitée selon François Rebsamen (http://www.le-rassemblement.fr/actualites/a-la-une/itw-rebsamen-bien-public/) du fait de la proximité des régionales.

Cette excuse bidon n'est rien d'autre qu'un moyen d'éviter que la majorité des militants de l'Espoir à gauche qui soutiennent Ségolène Royal ne se déplacent pour participer activement aux débats sur la justice, les institutions, l'organisation territoriale de la République qui sont prévus.

Il est maintenant démontré que Vincent Peillon et ses amis craignent les militants. Ces militants qui ont pourtant permis d'être là où ils sont aujourd’hui.

Nous devons dénoncer cette attitude, ce manque de respect vis à vis de toutes les personnes qui veulent faire de la politique autrement.

FA - JFD

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 00:09

2178498107_1.jpg Ainsi donc, la taxe carbone était morte. Mais ce n'était en fait qu'un coma puisque nous saurons finalement en juillet à quelle sauce nous serons mangés. Voilà donc la réponse du gouvernement.

Malgré la censure du Conseil constitutionnel, écartée avec légèreté, malgré le rejet populaire massif, ignoré avec mépris, pour une simple raison : remplir les caisses que l'Etat a vidées. En clair, l'UMP utilise la décision du Conseil constitutionnel pour enjamber les élections régionales de mars et ainsi tenter d'esquiver la colère des électeurs, très vive en milieux rural et périurbain.

En juillet, on nous expliquera que l'échec du sommet de Copenhague impose d'accepter ce nouvel impôt douloureux. Quant aux puissants industriels dans la ligne de mire du Conseil constitutionnel, gageons qu'ils seront in fine épargnés. Tout cela n'est pas sérieux et signe une véritable incompétence. Brisant le consensus, j'ai affirmé, dès le mois d'août 2009, que la taxe carbone était une mauvaise réponse à l'urgence écologique. Je n'accepte pas que l'écologie soit dénaturée et utilisée comme prétexte pour affaiblir un peu plus encore le pouvoir d'achat des Français en temps de crise.

Quant à l'efficacité écologique de cette taxe face à l'enjeu du réchauffement climatique, je la conteste. Qu'est-ce qui est en jeu ? Ni plus ni moins que la survie de l'espèce. Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous poursuivons sur la voie d'un mode de vie insoutenable, dont nous savons tous qu'il provoquera à brève échéance un véritable "écocide".

Soit nous changeons radicalement de comportement. Il faut donc agir sur tous les leviers pour réduire les émissions de CO2, organiser la conversion massive de la production au changement énergétique, afin de nous proposer un mode de consommation sobre car nous sommes prêts à modifier nos comportements si on nous donne les moyens de le faire.

Ce n'est malheureusement pas la voie qui a été suivie en France. Avec la taxe carbone, le gouvernement a pris la responsabilité de décourager des millions de familles. Et là où il aurait fallu être à l'écoute du plus grand nombre, il n'y a eu que connivence consistant à exonérer de l'impôt les grandes firmes à l'origine des principales pollutions industrielles. Je le maintiens : la taxe carbone est un impôt injuste pour toutes celles et tous ceux qui n'ont ni le choix ni les moyens de prendre les transports en commun, d'acquérir un véhicule électrique ou de changer de chaudière.

Je n'ai jamais pensé que l'écologie devait se défendre par la punition. Elle doit se défendre par l'impulsion, par l'orientation et l'envie de participer à un projet de civilisation. C'est ce que l'Assemblée des régions à laquelle je participais a mis en avant à Copenhague, sachant que 80 % des actions le sont à un niveau infranational. Dès le départ, le débat a été vicié par les approximations qui ont entouré le projet. On a pensé que le terme de "fiscalité écologique" rendrait l'imposture inattaquable.

Que la "mode verte" obscurcirait notre jugement et notre faculté de discernement. C'était tenir en bien grand mépris et l'écologie et les citoyens. Il faut choisir : soit la taxe est destinée à modifier des comportements et son rendement tend vers zéro, les contribuables ayant réellement la possibilité d'arbitrer entre payer et changer de mode de consommation. Soit la taxe se substitue à un autre prélèvement et c'est alors avouer qu'elle est bien destinée à produire des recettes.

En prétendant que la taxe carbone avait vocation à se substituer à la fiscalité sur le travail, le gouvernement n'a pas pu cacher la nature profondément libérale de ce nouvel impôt, au diapason de sa politique fiscale globale.

Face à ces errements, il est possible d'opposer une conviction : la révolution verte ne se fera pas contre le peuple, mais avec lui et pour lui. La révolution verte, c'est le développement des éco-industries, d'une agriculture biologique, l'extension des énergies propres, la recherche d'une plus grande sobriété, l'investissement dans les éco-industries mais aussi la création de principes budgétaires justes et efficaces appliquant réellement le principe pollueur-payeur.

Ministre de l'environnement, j'ai créé dès 1992 la taxe sur les déchets et l'éco-emballage, deux exemples de taxes écologiques efficaces et créatrices d'emplois. La fiscalité n'est évidemment pas le seul système pour réduire les émissions de gaz carbonique. La puissance publique peut aussi recourir à la réglementation (interdiction de dépasser un seuil de pollution par exemple) ou aux incitations. L'impôt n'est qu'un outil parmi d'autres pour tendre vers l'ex-cellence environnementale et l'écologie ne doit jamais être un prétexte pour réduire le pouvoir d'achat.

En tout état de cause, trois principes intangibles doivent présider à la création d'une fiscalité verte. Elle doit d'abord être efficace. Elle doit pour cela s'appuyer sur le libre choix laissé au contribuable et être postérieure à une offre de qualité en transports en commun et voitures propres. Elle doit ensuite être juste. Non à un impôt sur les déplacements du périurbain et des zones rurales. Non à un impôt sur les plus modestes.

Mais oui à une taxe pour Total, qui réalise des bénéfices exceptionnels (13,9 milliards d'euros en 2009 ) et qui profite des hausses d'émissions de gaz à effet de serre. Oui à une baisse de la TVA sur tous les équipements et produits propres. Oui au bonus-malus, sur le modèle du bonus automobile, dont nous avons tous constaté le succès fulgurant. Elle doit enfin être accompagnée d'actions concrètes, concernant l'isolation des logements et plus largement la réduction de la consommation d'énergie.

La décision du Conseil constitutionnel donne au gouvernement la chance inespérée de prendre enfin la bonne direction. Il est encore temps. Sinon, nous serons dans une véritable impasse. Car c'est bien une autre civilisation qu'il nous faut inventer.

Les peuples y sont prêts. Ils sont en avance. Là est la lueur d'espoir entretenue, envers et contre tout, par Copenhague. A nous, responsables politiques, de nous placer à la hauteur des attentes pour mieux les accompagner sur un chemin à la fois difficile et porteur d'espoir.

Ségolène Royal

Source : Le Monde

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 00:04

kamel.jpg Je suis très honoré et très heureux  d'accepter la proposition  de Ségolène Royal et de son équipe de  devenir  secrétaire général de Désirs d’avenir.

Cette responsabilité est  passionnante. Tout  d’abord parce que  je m’inscris dans une continuité et surtout une fidélité à Ségolène depuis 2006. Je mesure la confiance qu’elle m’accorde et nous pouvons constater une fois de plus qu’elle fait ce qu’elle dit : donner sa chance et faire confiance à une nouvelle génération de la France métissée. En plein débat sur l’identité nationale, son geste vaut bien des discours.

Désirs d’avenir représente  pour moi un beau  mouvement populaire qui  fédére des personnes  issues de tout milieu et de tout horizon, dans un esprit de partage, de solidarité et de fraternité.

Avec toute l’équipe, tous les adhérents, je serai un infatigable militant exigeant, lucide et  actif au service de notre association  et pour faire adhérer tous ceux qui veulent s’engager  pour apporter leur énergie et leur savoir faire.

Je voudrais ici saluer notre ancien secrétaire général de DA, Christophe Chantepy qui a porté Désirs d’avenir lors de sa fondation.

Je mettrai, avec vous toutes et vous tous,  toute mon énergie pour cette action   comme je l’ai toujours fait  depuis que je suis engagé dans le militantisme, d'abord associatif, ensuite politique. Je me suis toujours battu, depuis l'adolescence pour les valeurs républicaines d’ouverture et de respect face à  l'obscurantisme et l'égoïsme.

En ce moment, j’ai une pensée pour ma famille.  Mes parents sont venus du Maroc dans les années 60. Ils ne savaient ni lire ni écrire mais  ils m'ont donné une éducation solide  basée avant tout sur le respect des autres et le partage. Mon père a d’abord travaillé comme bûcheron puis comme maçon et j’ai grandi dans le petit quartier HLM de ma ville, Lavelanet en Ariège, durement frappée par la crise de la mono-industrie lainière du Pays d’Olmes. Ma mère a travaillé comme ouvrière dans le textile avant de se consacrer à élever ses enfants.
Très tôt je me suis engagé  dans la vie associative et avec un groupe d’amis à peine sortis de l’adolescence, nous avons fixé nos  objectifs: lutter contre la marginalisation des jeunes, faire reconnaître que « ces jeunes ne sont pas un problème mais une partie de la solution »,  comme le dit Ségolène, refuser l’assistanat, prouver le potentiel créatif et civique d’une jeunesse qui ne doit pas être condamnée à rouiller sur place. C’est pour cela que je me suis, avec  de nombreux groupes de jeunes issus de l’immigration, reconnu dans la vision de Ségolène, généreuse et exigeante à la fois.
En 2001, à 23 ans j'ai décidé de m'engager  en politique et j'ai été élu dans la ville qui m’a vu naître. Je suis aujourd'hui maire-adjoint de Lavelanet.

Je suis un  fils  d'ouvrière et d’ouvrier, je connais le monde associatif, le monde politique et je veux bouger le système : abattre les murailles de préjugés, instaurer « la République du respect » parce que la France à besoin de tous les siens, d'où qu'ils viennent, dans le respect des droits et des devoirs de la République. Je veux le dire et le répéter, à l’heure où le débat lancé par Eric Besson sur l’identité nationale prend une tournure malsaine, en focalisant le questionnement sur la place des immigrés et  de l’Islam en   France.  Je voudrais d’ailleurs dire que Ségolène  a tenu à adresser   ses vœux  aux musulmans  pour la fête de l’Aïd. Comme elle, je suis révolté par l’agitation sur les minarets et la burqa, en plein débat sur l’identité nationale. C’est une véritable  manipulation des esprits

Il faut débattre mais débattre sur le véritable sujet. Qu’est ce qu’être français, c’est répondre à une question simple : d’où venons nous et où allons nous ensemble, quelle que soit la couleur de peau, quelles que soient  les origines, quelle que soit la religion ou quel que soit  l’athéisme, d'où qu'ils viennent, dans le respect des droits et des devoirs de la République.  C'est cela pour moi, la véritable identité nationale : c'est l'identité républicaine 

Oui, il  existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité.

Dans la cohérence  qui est la sienne, Ségolène Royal m’a proposé de la remplacer au Bureau national du Parti Socialiste mais  la porte de Solférino est restée  obstinément close.

Le « renouvellement par la preuve » n’est  pas encore de saison.

 Moi je crois à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les cœurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Des ricanements humiliants ont même accueilli sa proposition.

Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français.

Cette France réconciliée avec elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de l’avant et de tenir parole.

Faisons adhérer à Désirs d’avenir et animons notre plate-forme solidaire. Faisons remonter messages et vidéos des comités locaux.

Ségolène est actuellement engagée dans la campagne des élections régionales. Elle compte sur nous pour faire vivre Désirs d’avenir comme nous pouvons compter sur elle.

Kamel Chibli

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 10:25
6a00d83544191553ef010534cfcaee970b-500wi.jpgPour l’opposition, l’année s’ouvre sur une seule et incontournable question : celle de sa restructuration, certains diraient de sa recomposition, d’autres de son dépassement ! Mais, quel que soit le terme que l’on retienne, la problématique reste la même : le vide qui s’est créé à la gauche de Nicolas Sarkozy sera-t-il occupé par une force concurrente et fédérée ou bien la balkanisation, partisane et idéologique sera-t-elle toujours la règle ? Malgré la perspective d’élections régionales favorables, la réponse ne va pas de soi.

    * Elle dépendra d’abord de l’écart qui séparera les Verts des Socialistes. Un rééquilibrage électoral, qui ne serait pas sans rappeler celui des européennes, ne serait peut-être que justice : le PS s’est donné si peu de peine pour redevenir crédible et convainquant… Mais, il ouvrirait une ère de tractations d’appareil et d’épreuves de force, au total, de compétition pour le leadership qui laisserait mal augurer de l’avenir. Et dont l’entre-deux tours risque de nous fournir une première illustration… Si à l’opposé le Parti socialiste, contre toute attente, porté par l’inquiétude populaire, retrouve sa prééminence à gauche, il redeviendra maître de son destin.

    * Là se trouve le second élément de réponse. Quel que soit le résultat, la direction du Parti socialiste sera-t-elle capable de jouer la carte du rassemblement, et sortir de son huis-clos actuel ? Certes, il se trouvera toujours des « responsables » pour défendre l’indéfendable et présenter l’échafaudage politique et idéologique issu du Congrès de Reims, comme l’amorce d’une vraie reconstruction. Mais sauf à défendre tel ou tel intérêt particulier, pourquoi se laisser leurrer ? Trop peu a changé au sein du PS. Tout doit, par conséquent, changer après mars.

D’abord, en prenant acte une fois pour toutes de la mort des courants. Tous ceux qui s’étaient constitués après le Congrès de Reims, le plus souvent pour de mauvaises raisons, ont pour les mêmes mauvaises raisons, explosé. Qui peut dire aujourd’hui où se trouve la majorité et plus encore l’axe de cette majorité? L’après-Régionales devrait donc être l’occasion d’une recomposition interne sur la seule base de la compétence, du talent et de la détermination à contribuer à la rénovation de la Gauche.

Ensuite, en préparant dès aujourd’hui le lancement d’Assises de l’alternative qui, à l’instar des Assises du socialisme de 1974 jetteraient les bases d’une vraie refondation associée non pas aux appareils, mais à tous ceux, syndicalistes, militants, écologistes ou démocrates, communistes, simples citoyens, qui souhaiteraient y participer. Du PS pourrait et devrait sortir alors une force neuve prête à affronter la bataille de 2012.

Là se trouve l’enjeu de l’année qui vient. Il ne pourra être pris véritablement à bras le corps qu’au lendemain des Régionales. Et le résultat de celles-ci déterminera pour partie la façon dont nous pourrons l’aborder. Il y faudra aussi et surtout une volonté. C’est celle-ci que j’appelle, puisque le moment s’y prête, de mes vœux...

Gaëtan Gorce

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 11:18

Vous l'avez sûrement remarqué, depuis quelques semaines, on ne se gausse plus  de Ségolène Royal. En tout cas nettement moins. Depuis 2006, on avait pris l'habitude d'une forme de basse continue dans ce pays, tissée de plaisanteries, d'anecdotes, de récits de « gaffes », de plus ou moins bon goût et, surtout, de plus ou moins bonne foi. Et puis là, depuis quelque temps plus rien. On sait pourquoi. En fait, c'est encore pire, c'est parce qu'on ne dit plus grand chose de Ségolène Royal. Ni en bien, ni en mal. Elle n'a pas la cote. Elle arrive même en tête des personnalités qui ont le plus pâti de l'année 2009 selon les Français ! Depuis sa « passe d'armes » avec Vincent Peillon, elle est « débuzzée ». J'espère pour elle qu'elle n'est pas désabusée. Peut-être est-ce le moment de lui rendre, un peu, justice.


Il en va ainsi des mœurs de notre politique. Du statut de star à celui d'anonyme (ou presque) le chemin est d'une brièveté saisissante. Les feux de la rampe grillent plus de gens qu'ils n'en propulsent au firmament de la popularité. Je ne suis pas sûr, bien que j'aie contribué à animer sa campagne présidentielle dans ma région, que Ségolène méritât à l'époque le vedettariat dont elle jouissait. Les unes des journaux et magazines (politiques, glamour, people) ne connaissaient qu'elle. Et pourtant, son « book » était bien mince : un ministère de l'environnement sous Bérégovoy, un ministère délégué à l'Education sous Jospin, une présidence de région, quelques vagues concepts énoncés constituaient tout le bagage de la coqueluche médiatique de l'époque.


Je suis encore moins sûr qu'elle mérite le silence d'aujourd'hui. Pour des raisons évidemment inverses : je trouve que son « book » s'est sérieusement épaissi.

Commençons par le début : sa campagne présidentielle de 2007. Bon. Comme on sait la fin, on a tendance à gommer le chemin qui a conduit à un échec. On a tort. Il y avait de belles pépites sur ce chemin et le fait que les Français, à ce moment-là, n'en aient pas voulu ne les rend pas moins éclatantes ! Je n'en cite que trois :

-       Rénover le Parti Socialiste par exemple, son fonctionnement et sa philosophie (on disait, chez les ségolénistes, son « logiciel »). Pas mauvaise idée non, si on en juge par les errements dudit parti depuis ? Connaissez-vous aujourd'hui un seul socialiste qui ne dise la même chose ? Même les « gardiens du Temple » sont convertis à la rénovation radicale, les mêmes qui dénonçaient alors le « Feu sur le Quartier-Général » de SR !

-       Ouvrir le débat démocratique à la participation populaire. On a aimé... en Amérique, quand Obama l'a fait ! Et aujourd'hui, pas un commentateur de la vie politique qui ne s'afflige de la phagocytation de l'exercice politique par le pouvoir sarkozyste. Même le Premier Ministre est un fantôme !

-       Rendre à la Gauche les valeurs qu'elle avait, au moins depuis 1968, abandonnées au profit d'un angélisme béat et anti autoritaire : la Nation, la Patrie, l'autorité, l'ordre, la puissance publique. Cela nous aurait peut-être évité le désastre d'un faux débat sur l'identité nationale et la communautarisation accélérée de notre tissu social (voir l'interview d'Emmanuel Todd dans « Le Monde » du 26 décembre sur « l'ethnicisation » du débat social).

Et puis un mot sur l'élection présidentielle même. Dans une France crispée dans ses peurs, dévorée par l'angoisse de l'emploi, du revenu et de l'insécurité, plus à droite qu'elle n'avait jamais été, Ségolène Royal a « fait » 17 millions de voix. Pas si mal. Je sais, il s'est bien trouvé des « y'a qu'à » pour dire, contre toute raison, que cette élection était « im-per-da-ble » pour la Gauche. On se demande s'ils vivaient dans le même pays que nous, voire sur la même planète. Je pense que cette élection était in-ga-gna-ble, et pourtant, Ségolène a fait un score très honorable. Ma cruauté naturelle m'oblige à rappeler qu'en tout cas c'était mieux que Jospin 5 ans avant (il paraît qu'il le reconnaît enfin pleinement !)

Enfin, depuis 2 ans, ce qu'elle fait ne me semble pas si mal. La Présidente de région est reconnue pour ses compétences, elle a failli gagner la direction du PS (et, de nouveau, ma cruauté naturelle me pousse à dire qu'elle a gagné vraiment la direction du PS !) et elle voit, peu à peu, toutes ses « intuitions » politiques récupérées, l'une après l 'autre, par ses (nos) « camarades » et même au-delà !

Voilà. Ce n'est pas forcément un hommage « posthume ». C'est une femme « debout » dit-elle, elle a l'énergie pour rebondir, peut-être très bientôt. Mais, quoi qu'il en soit, il m'a semblé sain de rendre à Ségolène un bout de ce qui est à Ségolène.

 

Leon-Marc Levy
Le Monde 4/01

 

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 00:03
Grande nouvelle, le site internet www.lafraterniteenaction.org est maintenant en ligne.

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Comme vous le savez, ce site a été réalisé et conçu par les bénévoles de Désirs d'avenir, il semble  très bien réalisé et parfaitement moderne. C'est une belle réalisation.

N'hésitez pas à rendre visite à ce site et nous en parler dans les commentaires. C'est un espace  d'entraide, de solidarité et de fraternité alors approprié vous le.

 

 

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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 01:04
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 14:41
Cher(e)s ami(e)s,

Toute l'équipe de DA95 vous souhaite une bonne et heureuse année 2010, que celle-ci vous apporte joie, amour et santé pour vous et tous vos proches.

Nous souhaitons également tous nos voeux de réussite à Ségolène et ses amis dans leur entreprise de moderniser la gauche française et nous formulons le voeux que la gauche sorte renforcée à l'issue des élections régionales de mars prochain.

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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 22:06

1137469.jpg C’est donc une victoire pour Ségolène Royal et tout le Parti Socialiste, une défaite pour Nicolas Sarkozy et une victoire du bon sens.

Le Conseil constitutionnel a annulé "l’usine à gaz" fabriquée par le gouvernement. Il a, à juste titre, relevé que les plus gros pollueurs industriels (raffineries, cimenteries, cokeries, etc.) étaient exonérés.

D’autre part, ils avaient raison de rappeler la rupture du principe d’égalité devant l’impôt. À vrai dire, c’est toute la politique fiscale de Nicolas Sarkozy qui favorise les plus riches et pénalise la plupart des classes moyennes et des familles modestes.

Bref, cette taxe était écologiquement inefficace et socialement injuste.

Que faudrait-il faire maintenant ?

Prendre les problèmes dans le bon ordre :

- Développer massivement par des incitations fiscales et des politiques d’investissement public les transports en commun, notamment le train. C’est un point central du contrat socialiste pour les régionales que j’ai fais adopté lors de la convention de Tours le 12 décembre 2009.

- Développer enfin sérieusement la voiture électrique et les systèmes d’auto-partages.

- Ne pas pénaliser les ménages qui n’ont pas le choix. Les locataires dont le propriétaire ne veut pas ou ne peut pas isoler le logement, les familles rurales qui n’ont souvent pas d’autre choix que la voiture.

- Taxer les grandes industries polluantes et inciter les technologies et énergies propres.

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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 17:47

4461_83703375039_547755039_1745618_6906075_n.jpgLe conseil constitutionnel a annulé hier soir la taxe carbone. Ségolène Royal salue cette décision, avec laquelle elle est en plein accord, ayant été la première à dénoncer, face au consensus général, ce nouvel impôt « Sarkozy » repeint en vert.

C’était à l’Université d’été de la Rochelle, en Août dernier.

Lors de son discours d’ouverture, elle avait évoqué « un nouvel impôt, injuste insupportable et historiquement décalé » , accusant le gouvernement « de faiblesse politique » notamment sur les véhicules électriques en ne donnant pas aux français les moyens de rouler « propre ».

Ségolène Royal plaidait, à contrario, pour une fiscalité écologique juste, qui encourage en priorité les transports propres plutôt qu’une fiscalité punitive qui décourage les consommateurs. Un plaidoyer pour la croissance verte qu’elle met en œuvre dans sa région depuis 6 ans, que ce soit à travers la voiture électrique Heuliez, le plan photovoltaïque ou encore le lycée Kyoto.

Il serait savoureux de nous livrer à une petite revue de presse des déclarations alambiquées ou hostiles qui ont suivi sa prise de position.

Rappelons pour mémoire celle de Jack Lang, accusant Ségolène Royal de se livrer à une opération « populiste et opportuniste » , ou de Cécile Duflot, la Secrétaire Nationale des Verts qui aujourd’hui , se réjouit de l’annulation de la taxe carbone mais qui, à La Rochelle, dénonçait, sans la citer «la démagogie» de l’ex candidate, Daniel Cohn Bendit lançant même un «Elle est à l’est !»

Aujourd’hui, tout le monde semble avoir retrouvé le Nord sur sa boussole et applaudit. Nous nous en réjouissons. Mais depuis le début, cette taxe était injuste et il fallait le dire .

Elle était injuste car elle assommait les ménages. C'est d'ailleurs en partie sur la base de l'inégalité de traitement entre les ménages et les entreprises que le Conseil Constitutionnel l'a annulée hier soir.

C’est une très bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des français et contre la pression fiscale intolérable exercée par le gouvernement sur les citoyens. Ségolène Royal s’en réjouit.

Une fois de plus, elle démontre que la politique est avant tout affaire de courage, y compris celui de dire "non" à l’injustice face au consensus , aux appareils politiques , et à la machine UMP.

Ce courage de « chercher la vérité et de la dire » comme l’écrivait Jean Jaurès , qui illustre , à nos yeux, la véritable compétence politique .

L'équipe de Ségolène Royal

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