Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 15:14

Danielle-Mitterrand.jpg "On me dit trop radicale, mais aujourd’hui, on a besoin de radicalité. Besoin d’appeler un chat, un chat." Ainsi parle Danielle Mitterrand*. L’ancienne première dame de France a beau avoir 85 ans, elle n’a rien perdu de sa passion. Résistante elle était, résistante elle veut être. Et aujourd’hui, elle s’élève contre les multinationales de l’eau. "Un milliard de personnes n’ont pas l’eau potable. Je me bats pour que l’accès soit un droit, garanti dans la Constitution. Nos gouvernements ne veulent pas le faire. Certains Etats l’ont fait, comme la Bolivie, l’Equateur ou l’Afrique du Sud."

Vendredi matin, "Tatie Danielle" bravait le mauvais temps pour manifester devant le siège de Veolia Environnement. "Je m’insurge contre un système qui nous gouverne. Les hommes qui servent ce système, je m’en soucie peu, plaide-t-elle. Ils sont dans la légalité, mais quand une loi ne répond pas à l’intérêt général, on peut la critiquer! Les multinationales se rendent compte qu’elles sont observées, critiquées, et s’en inquiètent. Parfois je me retrouve à la tribune à côté d’un de leurs représentants, on emploie des mots similaires mais on n’y met pas le même sens. Quand ils disent “eau pour tous”, c’est pour tous ceux qui peuvent payer. C’est leur logique, pas la mienne."

Sur son bureau de la Fondation France Libertés s’étalent des livres. En haut de la pile, le nouveau Hervé Kempf, auteur fétiche d’Hugo Chavez, intitulé Pour sauver la planéte, sortez du capitalisme. Hugo Chávez, Evo Morales ou Rafael Correa, les nouveaux leaders de l’"Amérique latine rouge", sont ses amis. Danielle Mitterrand arpente le monde: "Je ne parle pas une seule langue étrangère, je fais des efforts, j’ai des méthodes Assimil pour l’anglais, le brésilien… mais je n’y arrive pas", sourit-elle. Tant pis, elle voyage quand même et parvient toujours à se faire comprendre. Au fond, elle se sent mieux avec les paysans sans terre brésiliens ou les Indiens boliviens qu’avec ses concitoyens: "En France, j’ai un handicap, j’ai été première dame pendant quatorze ans. C’est un état de fait, je ne m’en plains pas. Les autres premières dames, elles ont un tempérament différent." Elle ne veut pas aller plus loin. Quand un de ses collaborateurs essaie de lui faire dire du mal de Carla Bruni-Sarkozy, elle refuse: "Je suis bien contente qu’elle continue son métier, j’aimais bien l’écouter."

Elle ne croit plus vraiment au Parti socialiste

Danielle Mitterrand n’est pas devenue sarkozyste pour autant. Elle était plus à gauche que son mari, elle est aujourd’hui plus à gauche que ce qui fut son parti, le PS. "Il y a une droite et une gauche, la droite défend un capitalisme pur et dur qui oublie l’intérêt général, la gauche est plus attentive à la population, c’est vrai. Mais aujourd’hui, le système est si fort qu’il a fini par convaincre des gens qui normalement devraient s’y opposer. Le libéralisme a trompé son monde, avec ce mot qui ressemble tant à celui de liberté."

Danielle Mitterrand ne croit plus vraiment au Parti socialiste, pas assez critique contre le système capitaliste, trop enclin à défendre les multinationales. Alors, elle penche vers Europe Ecologie. "J’ai écouté Cécile, ce matin, elle était bien", glisse-t-elle à Jean-Luc Touly, directeur de l’eau à la Fondation France Libertés et candidat sur la liste de Cécile Duflot. "Danielle la rouge" n’appellera pas pour autant à voter pour les Verts: "J’ai été sollicitée, mais je ne ferai pas de meeting pour eux. Et je n’appellerai pas à voter, le vote est secret ! Je les regarde avec intérêt, dès l’instant où ils veulent remuer, sortir de ce système. Je regrette que le PS ne soit pas plus à l’écoute de l’environnement, de la bataille pour l’eau."

Au congrès des maires de France, en novembre dernier, elle a distribué son appel aux « porteurs d’eau » sous la pluie. Les élus étaient surpris de voir l’épouse de l’ancien président, ils ne se sont pas laissé convaincre pour autant: "Individuellement, des élus nous soutiennent, mais dans les appareils non. Au gouvernement, non plus, je n’ai pas de soutien. On a eu une rencontre avec Chantal Jouanno, elle peut entendre, mais ça s’arrête là." La révolutionnaire ne se décourage pas pour autant. Danielle Mitterrand était à l’aise, à la tête de sa fondation, son combat pour les droits de l’homme était consensuel.

La bataille contre les multinationales de l’eau fait plus clivage: "C’est plus facile de se battre contre un dictateur que contre une dictature mondiale. Au début, il y a treize ans, il y avait dix ou vingt personnes aux conférences, on passait pour des illuminés. Aujourd’hui, on bénéficie d’une grande écoute, des politiques locaux viennent, des municipalités de droite et de gauche veulent retrouver une gestion publique de l’eau, Paris vient de le faire." Danielle Mitterrand est optimiste: "L’argument qui convainc le plus est celui du prix, moins élevé avec une gestion publique." Pour parvenir à ses fins, elle utilise l’argument du coût. Danielle Mitterrand se veut radicale, elle sait aussi être pragmatique.

* Elle vient de publier Mot à Mot (Entretiens avec Yorgos Archimandritis), Cherche Midi.

Source : Le JDD

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:39

h-3-1868802-1262543172.jpg"Je ne serais jamais la rivale de Dominique, il représente l’aile droite du PS et moi l’aile gauche." Ainsi parlait Martine Aubry en 1998. Elle était au faîte de sa gloire, symbole pour le peuple de gauche des réformes phares du gouvernement Jospin, les 35 heures ou les emplois-jeunes, et ne ratait pas une occasion d’insister: elle et DSK ne portaient pas les mêmes valeurs. On était alors au sommet de la haine entre les deux stars de la "dream team"…

Car si, aujourd’hui, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry affichent une relation apaisée, longtemps ces deux-là se sont détestés. Les ministres de l’époque en attestent tous, la période Jospin fut très dure. Les relations entre la ministre de l’Emploi et de la Solidarité et celui de l’Economie et des Finances étaient "houleuses", "tendues", se souviennent-ils. Pas seulement parce Strauss-Kahn tenait les cordons de la bourse et qu’Aubry faisait des réformes coûteuses. A l’époque, Aubry avertissait ses collaborateurs: "Bercy et DSK sont le loup, il ne faut pas s’en approcher." Les membres de l’équipe Aubry pouvaient même se voir interdire de déjeuner avec des collaborateurs de DSK! C’était une guerre, et "Martine" voulait la gagner. Chaque différend entre son ministère et les Finances était arbitré par le patron, Lionel Jospin en personne. A chaque fois, elle revenait en triomphatrice Rue de Grenelle. "Sous Jospin, je gagnais tous mes arbitrages", dit-elle encore aujourd’hui. Humilié, DSK? Vue des strauss-kahniens, c’est une autre histoire qui se raconte. "On lui faisait croire qu’elle gagnait", corrige, retrouvant la morgue de l’époque, un ancien du cabinet DSK.

"Elle n’avait pas confiance en lui. Lui disait qu’elle mentait tout le temps"

Ainsi se narre une rivalité, qui se renouera peut-être à l’approche de 2012. Aubry s’est voulue la plus à gauche: "Il connaît l’économie, je connais le social et c’est ce qui compte pour les Français", disait-elle. DSK lui, la prenait de haut, raillait "l’incompétence" en matière économique et la "méchanceté" de sa rivale. Dans l’intimité, il pouvait surnommer Aubry "la Tarentule". Une haine pour de vrai, ou une comédie dans le pouvoir?

"Entre les deux, c’était un jeu de rôle, raconte un patron, ami d’Aubry et de Strauss-Kahn. Martine a dû mettre en place des mesures qui étaient celles de Dominique, comme les emplois-jeunes ou les 35 heures. Ils jouaient au chat et à la souris. Elle n’avait pas confiance en lui. Lui disait qu’elle mentait tout le temps." DSK méprisait. Aubry se fâchait, se sentant menacée. Lors du succès du livre à charge contre elle, La Dame des 35 heures, Aubry accusait en privé: "J’en ai les preuves, c’est lui qui a alimenté le livre." Mais elle n’a jamais obtenu les aveux du rival: "Il n’assume pas, il fuit les conflits, il se défausse, c’est un mec", soupirait-elle alors.

Une haine, donc, et rien d’autre? Pourtant non. Entre les deux vedettes de la gauche, tout a plutôt mieux commencé. "Ils ont eu une vraie période de proximité, ils l’ont gâchée, et elle n’est jamais revenue", se désole un ami commun. En 1991, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn font ensemble leur entrée au gouvernement. Deux ministres juniors d’Edith Cresson puis de Pierre Bérégovoy. Elle au Travail, lui à l’Industrie. Deux brillants espoirs à qui tout viendra toujours sur un plateau, leurs ministères comme leurs circonscriptions.

Deux réformistes. Ils sont proches, ils se ressemblent, démontrant une même aisance auprès des patrons comme des syndicalistes. Puis ils s’éloignent, après 1993, sur fond de déroute électorale de la gauche. La Mitterrandie se finit, l’étoile de Martine Aubry est à son firmament, et pas seulement parce que son père, Jacques Delors, passe pour le sauveur de la gauche. Les intellectuels, les patrons, les artistes s’arrachent l’ancienne ministre, icône du social à la tête de sa fondation, Agir contre l’exclusion. Strauss-Kahn est sur un créneau idéologique similaire, plus brillant, mais plus dilettante, et moins repéré par l’opinion, un des hommes de Lionel Jospin au PS.

Il va sauver le monde à Washington, elle se ressource à Lille

Y a-t-il la place pour deux jeunes loups réformistes? Lionel Jospin le croit, qui doit sauver l’honneur du PS à la présidentielle de 1995. Le choc des ego sera tonitruant. Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn sont tous deux porte-parole du candidat socialiste, mais les faire tenir une conférence de presse ensemble se révèle quasi impossible! La divine surprise de la dissolution en juin 1997 les propulse au premier plan. A eux deux, ils incarnent la "dream team", mais leur rivalité s’exacerbe. A la présidentielle de 2002, Aubry et Strauss-Kahn sont les deux Premiers ministres potentiels d’un Jospin président. Le beau schéma s’effondre le 21 avril 2002. Ils passeront ensuite quelques années à survivre, l’un à Sarcelles, l’autre à Lille. Quand, en 2006, DSK croit pouvoir triompher de la tornade Ségolène, Aubry ne s’implique pas dans la bataille.

Pendant la présidentielle, ils partageront "quelques ricanements anti-Royal". Puis Strauss-Kahn s’en va sauver le monde à Washington. Aubry, elle, se ressource à Lille. Quand, à l’été 2008, Aubry et DSK comprennent que leur ennemie commune, Ségolène Royal, peut prendre le PS, ils scellent leurs retrouvailles. Un mariage de raison qui préserve les chances de l’une et l’autre. C’est "l’entente cordiale" scellée le 15 août 2008 dans le riad du couple Strauss-Kahn-Sinclair à Marrakech. A elle le parti, à lui la possibilité d’un retour. Martine Aubry devient la patronne du PS, à 100 voix près, grâce aux troupes de Strauss-Kahn notamment. Mais, aujourd’hui, Aubry échappe à ceux qui l’ont faite. Elle réussit au-delà de tout ce qu’ils ont imaginé. Un ami commun en est sûr: "Martine va avoir des régionales entre très bonnes et excellentes, elle ira à la présidentielle et Dominique ne pourra pas revenir, il l’a mise en place, l’a toujours soutenue, il ne pourra pas dire: 'Elle est nulle.' La partie est jouée, elle est maîtresse de son destin et lui ne le maîtrise plus. » Celui-là, qui aimait les deux, a choisi Aubry. A un moment, chacun choisira son camp.

 

Source : JDD

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:30

Segolene1-1--copie-1.jpg Stanislas Boutmy, de l'agence de notation des collectivités locales Public Evaluation System, nous livre son analyse.

La situation financière de la région présidée par Ségolène Royal se situe dans la moyenne des régions françaises. Quatre caractéristiques transparaissent à la lecture des comptes de la région.

Une politique fiscale très sage

Dans un premier temps, et comme toutes les autres régions, Poitou-Charentes a utilisé le ressort politique de "la décentralisation Raffarin" pour anticiper les transferts de charges (notamment de personnel). Tout juste élue, Ségolène Royal augmente très fortement les taux d'imposition entre 2004 et 2005 : + 12 % pour les taxes foncières et + 16 % pour la taxe professionnelle. Ces hausses sont toutefois moins élevées que celles pratiquées en moyenne en un an par les 22 régions métropolitaines (respectivement + 19 % et + 24 %).

Depuis, de 2005 à 2008, les taux sont demeurés inchangés. Leur niveau reste légèrement inférieur à la moyenne nationale. La taxe professionnelle s'élève ainsi à 2,51 % en 2009 pour une moyenne à 3 %.

Les dépenses de personnel s'envolent

Fruits des transferts de charges, les dépenses de personnel ont très fortement augmenté, ici comme ailleurs. Toutefois, elles pèsent plus lourd dans cette région : Poitou-Charentes est la région de France qui consacre la plus grande part de ses recettes au poste "personnel" (16 %, contre une moyenne nationale de 12 %).

Ce décrochage est très net entre 2006 et 2008, période pendant laquelle les personnels de l'État travaillant dans les lycées sont devenus des agents régionaux : les dépenses de personnel passent ainsi en deux ans de 15 à 49 euros par habitant et de 6 à 16 % des recettes de fonctionnement (lesquelles ont par ailleurs augmenté de près de 30 %).

Moins d'équipements, mais aussi moins de dettes

Poitou-Charentes est la région de France qui, par habitant, dépense le moins pour s'équiper* : 93 euros en 2008 (137 en 2004), contre une moyenne nationale de 165 euros (127 en 2004). C'est un choix de gestion : la région préfère rembourser sa dette au détriment de ses investissements pour s'équiper. Une politique qui porte ses fruits : 2008 se caractérise par un niveau d'endettement inférieur à la moyenne nationale. Cet effort distingue Poitou-Charentes : bon nombre de régions préfèrent repousser les remboursements de la dette et allonger la durée des emprunts, pour continuer à investir à l'approche des élections.

On note toutefois une amélioration franche de l'épargne de gestion (l'argent disponible pour investir et rembourser la dette après avoir payé les charges). Elle est passée de 45 à 86 euros par habitant en 2008, pour une moyenne nationale de 112 euros.

[*Dépenses d'équipement directes et subventions d'équipement versées]

L'emprunt sous contrôle

Jusqu'en 2007, la région a continué à emprunter et à augmenter son stock de dettes. Il reste toutefois limité, et inférieur à la moyenne nationale : 169 euros par habitant en 2008, contre 209 pour la totalité des régions françaises (hors Ile-de-France et Corse).

 

Source Le Point.fr

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 17:16
465265.jpgDans la composition de sa liste pour les élections régionales, Ségolène Royal est en train de réussir la performance d’associer des syndicalistes (dont un qu’on dit proche du NPA d’Olivier Besancenot), des Verts et des membres du Modem. Naturellement on crie au scandale. Apparatchiks de tous les partis unissez-vous !
 Ce qui compte, c’est la méthode d’élaboration et le contenu du projet régional. À propos du Poitou-Charentes comme ailleurs, on a tendance à l’oublier. Légitime est l’ambition de chaque formation d’obtenir le meilleur résultat possible. Plus légitime encore serait, sans attendre les négociations d’entre-deux-tours, de débattre vraiment sur le fond et de préparer, dans la clarté, un contrat de rassemblement. Ce qui intéresse les citoyens de gauche et écologistes, c’est l’union, ce n’est pas de compter les divisions !
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 00:31

Guillaume Garot, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé aujourd'hui que les critiques de Marielle de Sarnez (MoDem) fustigeant les "débauchages" de la présidente de Poitou-Charentes dans le parti de François Bayrou dénotaient une attitude d'"apparatchik dépassée".

"Mme de Sarnez, vice présidente du MoDem, a reproché à Ségolène Royal d'avoir tendu la main et ouvert ses listes en Poitou-Charentes aux représentants locaux du MoDem. Elle réagit en apparatchik dépassée. Respecter les citoyens, c'est bâtir dès le premier tour un rassemblement au grand jour, autour d'un vrai projet", a écrit le député PS de Mayenne dans un communiqué.

"Les bricolages d'appareil d'entre-deux tours, qui semblent avoir la faveur de Mme de Sarnez, oublient trop souvent les questions de fond, pour négocier à la va-vite des accords pour des places. Ca n'est pas la façon la plus moderne de faire de la politique !", a-t-il ajouté, qualifiant de "profondément juste" la démarche de Ségolène Royal.
Des responsables du MoDem de Charente-Maritime ont voté samedi à Rochefort en faveur de la main tendue par la présidente socialiste de la région, acceptant son offre de cinq places éligibles sur ses listes au premier tour (deux en Charente-Maritime et une dans chacun des trois autres départements).

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 00:23
photo_1263665054445-6-0.jpgSégolène Royal rassemble en Poitou-Charentes par son travail et son bilan exemplaire qui donne envie à tous ceux qui veulent construire un projet dès le premier tour.

Oui, Ségolène Royal rassemble malgré ce que veut bien en dire la députée européenne du Modem, Marielle de Sarnez.
Non, il ne s’agit en aucun cas de «débauchage» .

Il s’agit bel et bien d’un véritable rassemblement, né d’un travail sérieux, créatif et respectueux sur le terrain depuis des années.

Il suffisait d’ailleurs d’être au meeting de la Rochelle, samedi, pour le comprendre .

Il suffisait d’écouter le candidat Vert Alain Bucherie, qui vient dès le premier tour, rappelant à quel point il était heureux de poursuivre avec la majorité sortante, le formidable travail d’excellence environnementale entrepris depuis 2004.

Il suffisait d’écouter le porte parole de la CGT de New Fabris, candidat en position éligible, rappelant «qu’il est venu pour Madame Royal qui n’a cessé de soutenir moralement, physiquement le combat des New Fabris »

Il suffisait d’écouter le porte parole de la CFDT, Emile Bréjeon, lui aussi candidat en position éligible, déclarer, sous les applaudissements des militants que «sans Madame Royal Heuliez n’aurait certainement pas été sauvé».
Et le radical de gauche, Benoit Biteau, rappelant «l’excellence du bilan de Ségolène Royal» et le désir d’aller encore plus loin.
Et les chefs d’entreprise de la Région réaffirmant à quel point Poitou-Charentes avait retrouvé un véritable dynamisme sous l’impulsion de la nouvelle majorité.

Il suffisait, à quelques kilomètres de là, d’écouter Alexis Blanc, leader du Modem en Charente Maritime, rappelant à quel point la proposition de Ségolène Royal était honnête, à quel point elle était pragmatique et à quel point son bilan était excellent.
Il suffisait de voir, d’entendre d’écouter les élus socialistes rassemblés autour de Ségolène Royal, leur prise de parole enthousiastes toutes sensibilités confondues, pour réaliser à quel point les accusations de débauchage n’ont pas de sens.
On comprend que le rassemblement gêne l’appareil du Modem.

Ségolène Royal, elle, rassemble. Un rassemblement à pas tranquilles, qui tourne le dos au sectarisme et aux logiques d’appareils politiques qui ne créent que la division.
Les électeurs sont lucides. Ils écoutent, ils voient et jugent les comportements. Ils jugent la politique par la preuve.
Il serait bon que le Modem s’en souvienne.

On ne peut pas déclamer haut et fort qu’on fait de la politique autrement et rester sourd à l’aspiration profonde à l’union, efficace et sérieuse, sur un projet pour battre la droite.
Le temps est au rassemblement.
Celui qui se concrétise, ici et maintenant
L'équipe de Ségolène Royal
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 13:09

Depuis la réunion de Dijon d'abord convoquée par l'Espoir à Gauche, devenue bizarrement réunion de "Le Rassemblement" chacun sait qu'une petite partie des dirigeants de l'espoir à gauche dont Vincent Peillon a tourné le dos à la motion E "l'espoir à gauche fiers d'être socialiste" et à sa personnalité principale, Ségolène Royal., celle qui à permis à Peillon  de sortir par le haut de ses chicaneries avec Arnaud de Montebourg et d'autres au sein du NPS.

Cette motion, devenue courant, a attiré un grand nombre de militants pour la justesse de l'analyse et des propositions qu'elle contient, l'un des points le plus important se rapporte aux alliances. Sur ce sujet, "Le Rassemblement" se déclare "social, écologique et démocrate" mais étonnement les discussions sont entamées seulement avec le Modem (qui avait bien besoin de cela pour que l'on parle de lui, la pub est gratuite), les écologistes (sans qu'on sache si ce sont les verts ou Europe écologie qui sont partie prenantes dans les discussions) et une partie d'une partie du PS (une partie de la motion E qui pèse environ 30% du PS) et c'est tout.

La motion E propose une stratégie claire et cohérente d’alliances consistant d'abord à fédérer la gauche, dans la fidélité à la stratégie d’Épinay, et ensuite à attirer les démocrates. Vincent Peillon et son entourage ont mis la charrue avant les bœufs puisqu’ils veulent d'abord attirer les démocrates qui soit dit en passant sont pour la plupart de droite sans pour autant soutenir l'UMP.

Alors évidemment les nombreux militants du PS signataires de la motion E ne s'y retrouvent pas :

- Pas de respect de celle sans qui rien n'aurait existé

- Pas de respect des textes mêmes de la motion

- Pas de respect des militants à qui Vincent Peillon n'a rien demandé, lui qui se dit  partisan de la démocratie participative.

Le summum est à venir puisque le 23 janvier la prochaine réunion du Rassemblement se déroulera à huis clos puisque cette rencontre sera un colloque, ou la présence de militants n’est pas souhaitée selon François Rebsamen (http://www.le-rassemblement.fr/actualites/a-la-une/itw-rebsamen-bien-public/) du fait de la proximité des régionales.

Cette excuse bidon n'est rien d'autre qu'un moyen d'éviter que la majorité des militants de l'Espoir à gauche qui soutiennent Ségolène Royal ne se déplacent pour participer activement aux débats sur la justice, les institutions, l'organisation territoriale de la République qui sont prévus.

Il est maintenant démontré que Vincent Peillon et ses amis craignent les militants. Ces militants qui ont pourtant permis d'être là où ils sont aujourd’hui.

Nous devons dénoncer cette attitude, ce manque de respect vis à vis de toutes les personnes qui veulent faire de la politique autrement.

FA - JFD

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 00:09

2178498107_1.jpg Ainsi donc, la taxe carbone était morte. Mais ce n'était en fait qu'un coma puisque nous saurons finalement en juillet à quelle sauce nous serons mangés. Voilà donc la réponse du gouvernement.

Malgré la censure du Conseil constitutionnel, écartée avec légèreté, malgré le rejet populaire massif, ignoré avec mépris, pour une simple raison : remplir les caisses que l'Etat a vidées. En clair, l'UMP utilise la décision du Conseil constitutionnel pour enjamber les élections régionales de mars et ainsi tenter d'esquiver la colère des électeurs, très vive en milieux rural et périurbain.

En juillet, on nous expliquera que l'échec du sommet de Copenhague impose d'accepter ce nouvel impôt douloureux. Quant aux puissants industriels dans la ligne de mire du Conseil constitutionnel, gageons qu'ils seront in fine épargnés. Tout cela n'est pas sérieux et signe une véritable incompétence. Brisant le consensus, j'ai affirmé, dès le mois d'août 2009, que la taxe carbone était une mauvaise réponse à l'urgence écologique. Je n'accepte pas que l'écologie soit dénaturée et utilisée comme prétexte pour affaiblir un peu plus encore le pouvoir d'achat des Français en temps de crise.

Quant à l'efficacité écologique de cette taxe face à l'enjeu du réchauffement climatique, je la conteste. Qu'est-ce qui est en jeu ? Ni plus ni moins que la survie de l'espèce. Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous poursuivons sur la voie d'un mode de vie insoutenable, dont nous savons tous qu'il provoquera à brève échéance un véritable "écocide".

Soit nous changeons radicalement de comportement. Il faut donc agir sur tous les leviers pour réduire les émissions de CO2, organiser la conversion massive de la production au changement énergétique, afin de nous proposer un mode de consommation sobre car nous sommes prêts à modifier nos comportements si on nous donne les moyens de le faire.

Ce n'est malheureusement pas la voie qui a été suivie en France. Avec la taxe carbone, le gouvernement a pris la responsabilité de décourager des millions de familles. Et là où il aurait fallu être à l'écoute du plus grand nombre, il n'y a eu que connivence consistant à exonérer de l'impôt les grandes firmes à l'origine des principales pollutions industrielles. Je le maintiens : la taxe carbone est un impôt injuste pour toutes celles et tous ceux qui n'ont ni le choix ni les moyens de prendre les transports en commun, d'acquérir un véhicule électrique ou de changer de chaudière.

Je n'ai jamais pensé que l'écologie devait se défendre par la punition. Elle doit se défendre par l'impulsion, par l'orientation et l'envie de participer à un projet de civilisation. C'est ce que l'Assemblée des régions à laquelle je participais a mis en avant à Copenhague, sachant que 80 % des actions le sont à un niveau infranational. Dès le départ, le débat a été vicié par les approximations qui ont entouré le projet. On a pensé que le terme de "fiscalité écologique" rendrait l'imposture inattaquable.

Que la "mode verte" obscurcirait notre jugement et notre faculté de discernement. C'était tenir en bien grand mépris et l'écologie et les citoyens. Il faut choisir : soit la taxe est destinée à modifier des comportements et son rendement tend vers zéro, les contribuables ayant réellement la possibilité d'arbitrer entre payer et changer de mode de consommation. Soit la taxe se substitue à un autre prélèvement et c'est alors avouer qu'elle est bien destinée à produire des recettes.

En prétendant que la taxe carbone avait vocation à se substituer à la fiscalité sur le travail, le gouvernement n'a pas pu cacher la nature profondément libérale de ce nouvel impôt, au diapason de sa politique fiscale globale.

Face à ces errements, il est possible d'opposer une conviction : la révolution verte ne se fera pas contre le peuple, mais avec lui et pour lui. La révolution verte, c'est le développement des éco-industries, d'une agriculture biologique, l'extension des énergies propres, la recherche d'une plus grande sobriété, l'investissement dans les éco-industries mais aussi la création de principes budgétaires justes et efficaces appliquant réellement le principe pollueur-payeur.

Ministre de l'environnement, j'ai créé dès 1992 la taxe sur les déchets et l'éco-emballage, deux exemples de taxes écologiques efficaces et créatrices d'emplois. La fiscalité n'est évidemment pas le seul système pour réduire les émissions de gaz carbonique. La puissance publique peut aussi recourir à la réglementation (interdiction de dépasser un seuil de pollution par exemple) ou aux incitations. L'impôt n'est qu'un outil parmi d'autres pour tendre vers l'ex-cellence environnementale et l'écologie ne doit jamais être un prétexte pour réduire le pouvoir d'achat.

En tout état de cause, trois principes intangibles doivent présider à la création d'une fiscalité verte. Elle doit d'abord être efficace. Elle doit pour cela s'appuyer sur le libre choix laissé au contribuable et être postérieure à une offre de qualité en transports en commun et voitures propres. Elle doit ensuite être juste. Non à un impôt sur les déplacements du périurbain et des zones rurales. Non à un impôt sur les plus modestes.

Mais oui à une taxe pour Total, qui réalise des bénéfices exceptionnels (13,9 milliards d'euros en 2009 ) et qui profite des hausses d'émissions de gaz à effet de serre. Oui à une baisse de la TVA sur tous les équipements et produits propres. Oui au bonus-malus, sur le modèle du bonus automobile, dont nous avons tous constaté le succès fulgurant. Elle doit enfin être accompagnée d'actions concrètes, concernant l'isolation des logements et plus largement la réduction de la consommation d'énergie.

La décision du Conseil constitutionnel donne au gouvernement la chance inespérée de prendre enfin la bonne direction. Il est encore temps. Sinon, nous serons dans une véritable impasse. Car c'est bien une autre civilisation qu'il nous faut inventer.

Les peuples y sont prêts. Ils sont en avance. Là est la lueur d'espoir entretenue, envers et contre tout, par Copenhague. A nous, responsables politiques, de nous placer à la hauteur des attentes pour mieux les accompagner sur un chemin à la fois difficile et porteur d'espoir.

Ségolène Royal

Source : Le Monde

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 00:04

kamel.jpg Je suis très honoré et très heureux  d'accepter la proposition  de Ségolène Royal et de son équipe de  devenir  secrétaire général de Désirs d’avenir.

Cette responsabilité est  passionnante. Tout  d’abord parce que  je m’inscris dans une continuité et surtout une fidélité à Ségolène depuis 2006. Je mesure la confiance qu’elle m’accorde et nous pouvons constater une fois de plus qu’elle fait ce qu’elle dit : donner sa chance et faire confiance à une nouvelle génération de la France métissée. En plein débat sur l’identité nationale, son geste vaut bien des discours.

Désirs d’avenir représente  pour moi un beau  mouvement populaire qui  fédére des personnes  issues de tout milieu et de tout horizon, dans un esprit de partage, de solidarité et de fraternité.

Avec toute l’équipe, tous les adhérents, je serai un infatigable militant exigeant, lucide et  actif au service de notre association  et pour faire adhérer tous ceux qui veulent s’engager  pour apporter leur énergie et leur savoir faire.

Je voudrais ici saluer notre ancien secrétaire général de DA, Christophe Chantepy qui a porté Désirs d’avenir lors de sa fondation.

Je mettrai, avec vous toutes et vous tous,  toute mon énergie pour cette action   comme je l’ai toujours fait  depuis que je suis engagé dans le militantisme, d'abord associatif, ensuite politique. Je me suis toujours battu, depuis l'adolescence pour les valeurs républicaines d’ouverture et de respect face à  l'obscurantisme et l'égoïsme.

En ce moment, j’ai une pensée pour ma famille.  Mes parents sont venus du Maroc dans les années 60. Ils ne savaient ni lire ni écrire mais  ils m'ont donné une éducation solide  basée avant tout sur le respect des autres et le partage. Mon père a d’abord travaillé comme bûcheron puis comme maçon et j’ai grandi dans le petit quartier HLM de ma ville, Lavelanet en Ariège, durement frappée par la crise de la mono-industrie lainière du Pays d’Olmes. Ma mère a travaillé comme ouvrière dans le textile avant de se consacrer à élever ses enfants.
Très tôt je me suis engagé  dans la vie associative et avec un groupe d’amis à peine sortis de l’adolescence, nous avons fixé nos  objectifs: lutter contre la marginalisation des jeunes, faire reconnaître que « ces jeunes ne sont pas un problème mais une partie de la solution »,  comme le dit Ségolène, refuser l’assistanat, prouver le potentiel créatif et civique d’une jeunesse qui ne doit pas être condamnée à rouiller sur place. C’est pour cela que je me suis, avec  de nombreux groupes de jeunes issus de l’immigration, reconnu dans la vision de Ségolène, généreuse et exigeante à la fois.
En 2001, à 23 ans j'ai décidé de m'engager  en politique et j'ai été élu dans la ville qui m’a vu naître. Je suis aujourd'hui maire-adjoint de Lavelanet.

Je suis un  fils  d'ouvrière et d’ouvrier, je connais le monde associatif, le monde politique et je veux bouger le système : abattre les murailles de préjugés, instaurer « la République du respect » parce que la France à besoin de tous les siens, d'où qu'ils viennent, dans le respect des droits et des devoirs de la République. Je veux le dire et le répéter, à l’heure où le débat lancé par Eric Besson sur l’identité nationale prend une tournure malsaine, en focalisant le questionnement sur la place des immigrés et  de l’Islam en   France.  Je voudrais d’ailleurs dire que Ségolène  a tenu à adresser   ses vœux  aux musulmans  pour la fête de l’Aïd. Comme elle, je suis révolté par l’agitation sur les minarets et la burqa, en plein débat sur l’identité nationale. C’est une véritable  manipulation des esprits

Il faut débattre mais débattre sur le véritable sujet. Qu’est ce qu’être français, c’est répondre à une question simple : d’où venons nous et où allons nous ensemble, quelle que soit la couleur de peau, quelles que soient  les origines, quelle que soit la religion ou quel que soit  l’athéisme, d'où qu'ils viennent, dans le respect des droits et des devoirs de la République.  C'est cela pour moi, la véritable identité nationale : c'est l'identité républicaine 

Oui, il  existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité.

Dans la cohérence  qui est la sienne, Ségolène Royal m’a proposé de la remplacer au Bureau national du Parti Socialiste mais  la porte de Solférino est restée  obstinément close.

Le « renouvellement par la preuve » n’est  pas encore de saison.

 Moi je crois à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les cœurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Des ricanements humiliants ont même accueilli sa proposition.

Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français.

Cette France réconciliée avec elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de l’avant et de tenir parole.

Faisons adhérer à Désirs d’avenir et animons notre plate-forme solidaire. Faisons remonter messages et vidéos des comités locaux.

Ségolène est actuellement engagée dans la campagne des élections régionales. Elle compte sur nous pour faire vivre Désirs d’avenir comme nous pouvons compter sur elle.

Kamel Chibli

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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 10:25
6a00d83544191553ef010534cfcaee970b-500wi.jpgPour l’opposition, l’année s’ouvre sur une seule et incontournable question : celle de sa restructuration, certains diraient de sa recomposition, d’autres de son dépassement ! Mais, quel que soit le terme que l’on retienne, la problématique reste la même : le vide qui s’est créé à la gauche de Nicolas Sarkozy sera-t-il occupé par une force concurrente et fédérée ou bien la balkanisation, partisane et idéologique sera-t-elle toujours la règle ? Malgré la perspective d’élections régionales favorables, la réponse ne va pas de soi.

    * Elle dépendra d’abord de l’écart qui séparera les Verts des Socialistes. Un rééquilibrage électoral, qui ne serait pas sans rappeler celui des européennes, ne serait peut-être que justice : le PS s’est donné si peu de peine pour redevenir crédible et convainquant… Mais, il ouvrirait une ère de tractations d’appareil et d’épreuves de force, au total, de compétition pour le leadership qui laisserait mal augurer de l’avenir. Et dont l’entre-deux tours risque de nous fournir une première illustration… Si à l’opposé le Parti socialiste, contre toute attente, porté par l’inquiétude populaire, retrouve sa prééminence à gauche, il redeviendra maître de son destin.

    * Là se trouve le second élément de réponse. Quel que soit le résultat, la direction du Parti socialiste sera-t-elle capable de jouer la carte du rassemblement, et sortir de son huis-clos actuel ? Certes, il se trouvera toujours des « responsables » pour défendre l’indéfendable et présenter l’échafaudage politique et idéologique issu du Congrès de Reims, comme l’amorce d’une vraie reconstruction. Mais sauf à défendre tel ou tel intérêt particulier, pourquoi se laisser leurrer ? Trop peu a changé au sein du PS. Tout doit, par conséquent, changer après mars.

D’abord, en prenant acte une fois pour toutes de la mort des courants. Tous ceux qui s’étaient constitués après le Congrès de Reims, le plus souvent pour de mauvaises raisons, ont pour les mêmes mauvaises raisons, explosé. Qui peut dire aujourd’hui où se trouve la majorité et plus encore l’axe de cette majorité? L’après-Régionales devrait donc être l’occasion d’une recomposition interne sur la seule base de la compétence, du talent et de la détermination à contribuer à la rénovation de la Gauche.

Ensuite, en préparant dès aujourd’hui le lancement d’Assises de l’alternative qui, à l’instar des Assises du socialisme de 1974 jetteraient les bases d’une vraie refondation associée non pas aux appareils, mais à tous ceux, syndicalistes, militants, écologistes ou démocrates, communistes, simples citoyens, qui souhaiteraient y participer. Du PS pourrait et devrait sortir alors une force neuve prête à affronter la bataille de 2012.

Là se trouve l’enjeu de l’année qui vient. Il ne pourra être pris véritablement à bras le corps qu’au lendemain des Régionales. Et le résultat de celles-ci déterminera pour partie la façon dont nous pourrons l’aborder. Il y faudra aussi et surtout une volonté. C’est celle-ci que j’appelle, puisque le moment s’y prête, de mes vœux...

Gaëtan Gorce

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